24 janvier 2010

la valeur culturelle du recyclage

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échanges entre un philosophe, un sociologue et un psychologe, un format d'émission original pour parler autour du plagiat du recyclage comme valeur culturelle.

merci à Frante Inter pour leur acceuil matinal ce dimanche

 

 

cliquez l'image :

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17 janvier 2010

Biodiversité commence par soi-même !

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photographie : Olivier Martin Delange


Dans notre propre corps
Si on exclu les parasites et les pathogènes en tout genre, la biodiversité nous habite totalement et nous est indispensable. Entre les acariens domestiques dont les dermatophages qui nous débarrassent de squames et pellicules, cette famille d’espèces avec ses propres prédateurs et tout un écosystème représente près de 500 000 espèces différentes.
Que dire encore de notre tube digestif qui accueille pas moins de 500 à 1000 espèces différentes de microorganismes. Avec 10 puissance 14 bactéries cette population représente dix fois plus de cellules que le nombre de cellules totale du corps humain qui l’accueille et pour un poids total d'un kilogramme et demi. Le matériel génétique de ces organismes est estimé au total à 100 fois plus important que celui du génome humain. Cet écosystème interne qui vit en symbiose avec nous dans une relation d’interdépendance est très stable, mais il est toutefois sensible aux antibiotiques dont l’usage intempestif peut entrainer des modifications gênantes à l’échelle de l’individu, mais aussi de l’espèce…

Dans notre maison/oïkos
Nous avons mille autres manières d’accueillir de la biodiversité, au point qu’on pourrait décrire un écosystème humain, spécifique à l’homme qui a volontairement accueillit (chèvre) ou créé des espèces (vaches, moutons, chiens), ou bien qui a suscité l’intérêt de certaines (cafards, chats) ou carrément les a rendu folles amoureuses et laissées conquérir le monde (souris grises, mouches noires).
L’homme favorise donc une certaine biodiversité, celle des espèces commensales qui profitent des ressources qu’il disperse. Une espèce n’est pas par essence commensale mais peut le devenir, on voit ainsi par exemple les renards changer de comportement et s’installer de plus en plus souvent en ville.
Les espèces domestiques, sont devenues en quelques millénaires des espèces artificielles, comme les vaches à partir des aurochs, le chien du loup, le cochon du sanglier, le mouton du mouflon etc… Ce phénomène de spéciation n’est certainement pas terminé, songeons aujourd’hui à tous les NAC, Nouveaux Animaux de Compagnie, qu’est ce que ça va donner dans 3, 4 ou 5 millénaires ?
Le plus impressionnant reste le travail effectué sur les plantes. Les hybridations et les sélections les plus audacieuses ont donné des milliers de variétés essentielles à la durabilité de notre agriculture (des variétés qu’il faut préserver parce qu’elles disparaissent à vitesse grand V mettant un terme à des siècles d’efforts d’agriculteurs). Les cultures ornementales sont elles aussi concernée, des variétés horticoles innombrables, les roses en étant un exemple archétypale avec ses milliers de cultivars.

Cette biodiversité, la plus proche de nous, si proche qu’elle nous englobe totalement et nous dépendons totalement d’elle, est elle aussi en danger. Le travail à accomplir pour la préserver, en plus d’assurer la diversité de nos ressources alimentaires, pose pas mal de problèmes juridiques (brevet sur des variétés, autorisation de vendre etc.) et la désobéissance civile est une des seules voies immédiatement efficace pour la diffusion et la sauvegarde de milliers de variétés traditionnelles ou anciennes. Il n’y a pas que le cannabis qui est une culture illégale ! Des pommes, du blé ou des tomates le sont aussi… il y de quoi s’interroger.

10 janvier 2010

2010 biodiversité : biodiv-consommation, une introduction

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photographie : Olivier Martin Delange

Définition
Une des notions clés des sciences de la nature contemporaines correspond à son aspect polymorphe : la biodiversité. La définition usuelle de la biodiversité englobe la diversité biologique (essentiellement génétique) au sein d’une même espèce, et la diversité des espèces au sein d’un même écosystème ou de la biosphère. L’écologue Reed Noss en propose une définition plus large. Il met en rapport les types de composition des milieux, les structures spatiales qui les caractérisent et leur fonctionnement. Ce point de vue sur la biodiversité permet de montrer qu’elle n’est pas seulement un aspect de la nature, mais elle en est un principe explicatif qui fonctionne sur le mode des rétroactions. En effet, si d’une part la biodiversité détermine les milieux, d’autre part, les milieux déterminent à leur tour la biodiversité. Ainsi, une définition réduite à un ensemble d’objets ne suffit pas à la compréhension de la biodiversité. Le milieu doit être pris en compte, et finalement, de même que l’écologie porte sur les liens entre les éléments de l’environnement, c’est aussi par le biais de l’analyse de ces liens que nous pouvons comprendre la notion de biodiversité.

Une logique heureuse
Dans chacun des cas identifié il y a toutefois de grands espoirs puisque sur le front de la biodiversité, il est possible de concevoir des systèmes à impacts positifs au lieu de négatifs. Nous ne sommes pas dans un discours de « simple » réduction comme souvent pour le CO2. Par exemple, un jardin mal géré avec des pesticides et des espèces invasives a un impact négatif. Un jardin bien géré ne se contente pas de réduire cet impact mais devient au contraire un lieu de biodiversité et génère des impacts positifs.

Dans notre vie quotidienne nous sommes totalement immergé dans un réseau de biodiversité dont nous dépendons pour vivre. Chacun des points suivant fera l’objet d’un développement, c’est notre sommaire pour l’année :

1. le zoo humain
Entre les espèces qui nous font vivre (acariens sur la peau, bactéries et levures en tout genre de notre système digestif etc.), celle qui nous habitent (vers etc.) et celles qui nous attaquent (maladies et parasites) il y a de quoi faire…

2. les achats alimentaires
Notre principal levier d’action sont nos achats de biodiversité : selon les espèces que je consomme (bcp de poissons surpêches, des espèces introduites pour élevage etc.), les modes de culture (bio, raisonnée, intensive) et leur origine géographique qui implique ou non destruction et occupation de sols, eau virtuelle etc… nos impacts sont éloignés et invisibles et pourtant plus que significatifs !

3. les achats hors alimentaires
Cosmétique, parfumerie, vêtement, mobilier et décoration, services etc. tous ont des impacts sur la biodiversité selon les matériaux utilisés, les procédés de fabrication et l’implantation des usines… par nos choix d’achats, comme pour le climat, nous pouvons orienter de façon majeure le développement de notre prédation ou de notre symbiose avec la biosphère.

4. les déplacements et voyages
Pêche et chasse, promenade et cueillette, infrastructure, bétonnage du littoral, déranger les espèces dans leur milieu naturel… nos loisirs sont bruyants et pleins de fureur.

5. l’habitation
La biodiversité manque à la HQE : implantation au sol, mitage du territoire, pollution lumineuse, impacts du jardinage, accueil et impacts positifs potentiels sur la biodiversité… la maison verte n’est pas qu’économe en énergie !

6. l’eau
Entre l’eau prélevée sur le milieu naturel, la gestion eaux usées pleines de polluants complexes, les eaux virtuelles (contenues dans les aliments) exportées de leur écosystème etc. l’eau est un facteur majeur et essentiel des écosystèmes, les écosystèmes humides étant eux-mêmes déjà rares et fragiles.

7. l’énergie
Destruction d’écosystème pour prélèvement (schistes bitumineux), eau chaude des centrales nucléaires, barrages qui altère le cycle des sédiments et les déplacements de poissons… le secteur de l’énergie n’est pas en reste dans nos impacts sur la biodiversité.

8. les déchets
Décharges, pollutions diffuses, matières premières à valoriser au lieu de continuer à prélever sur le milieu naturel…

03 janvier 2010

2010 : objectif biodiversité

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photographie : Olivier Martin Delange


La crise écologique globale est marquée par deux phénomènes majeurs : le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. Nous sommes aujourd’hui, du fait de la mauvaise gestion des activités humaines, dans la 6em extinction de masse (la dernière étant celle des dinosaures).
L'Organisation des Nations-Unies a déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. Il était temps…
En 2001 lors du sommet de Göteborg, l'Europe s'est fixée un objectif concret : stopper le déclin de la biodiversité en Europe d'ici 2010. L’objectif est largement loupé. Pensons en France au Grand Hamster d’Alsace, dans une situation quasi désespérée et que personne ne semble vouloir sauver, ce qui ne manque pas de me mettre dans une rage folle.

L’année battra son plein lors de la réunion des chefs d’Etat sur la biodiversité le 20 Septembre 2010 à New York. Après le tragique échec de Copenhague espérons que cette année sera celle des décisions courageuses pour le climat à Mexico et pour la biodiversité à New York.

Pour rappel les 5 principales causes de disparition de la biodiversité sont la dégradation des milieux naturels, surexploitation des ressources naturelles, introduction d’espèces envahissantes, pollutions et changement climatique.

Pour promouvoir la prise de conscience quelques éléments :

Le site officiel du PNUE

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celui du ministère français

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un dossier bien fait pour les néophytes
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Par contre autant les choses sont simples et claires pour les consommateurs sur le changement climatique avec des écogestes clés et des indications CO2 de plus en plus claires, autant sur la biodiversité le boulot reste à faire : une mission pour ce blog en 2010.

29 décembre 2009

Eolienne : arrêtez d’être idiot !

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photographie : Olivier Martin Delange



Un des derniers arguments que j’ai pu lire contre l’éolien émanait de Jacques Attali qui écrivait :
« le Royaume-Uni projette d'installer une puissance éolienne de 33 000 mégawatts, les Pays-Bas parlent de 6 000 mégawatts, seulement en offshore, et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que l'Allemagne. Ces objectifs, en apparence considérables, sont en fait dérisoires. En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire, couvrent à peine 5% de la consommation de l'électricité du pays, contre 25% pour le nucléaire, qui ne disparaîtra pas. »

C’est affligeant de constater en permanence l’incapacité des uns ou des autres à appréhender une pensée systémique ET multicausale.

Qui a jamais dit que l’éolien devait couvrir à lui seul nos consommations d’énergie ? Et pourquoi se priver d’une source d’énergie renouvelable pour autant ? Quand est ce qu’on affichera en vérité indubitable qu’en matière d’énergies renouvelables c’est l’addition des technologies qui apporte une solution viable ?

Mieux, c’est le mixe énergétique qui permet d’éviter les effets de seuil problématiques. C’est toute la question de la production d’agro-carburant par exemple : un peu d’incorporation (5-7%) permet de valoriser des excédents agricoles, plus c’est détourner des productions vivrières ou pire, entrainer de la déforestation en augmentant les surfaces agricoles… c’est bien plus complexe que cela en réalité, mais il s’agit de montrer qu’il n’y a pas de vérité unique et universelle en matière de développement durable et que ce n’est que dans la complexité qu’on peut trouver des réponses efficaces. Alors évidemment, ce n’est pas une discipline pour les esprits enclins au monocausalisme, à la seule analyse linéaire ou qui préfèrent la grosse planification et la centralisation à l’appréhension d’un système complexe et fluctuant…