31 mai 2009
L’artiste re-créateur

photographie : Olivier Martin Delange
Synthèse de la soirée du 12 mai 2009
Cycle « Réflexion sur la crise de l’environnement » - Espace Krajcberg / Musée du Montparnasse
L’artiste re-créateur
Animation : Loïc Fel et Jeanne Granger pour La Réserve des Arts
présent résumé : Chantal Delacotte
« Artiste re-créateur, de l’art au réel », tel est l’intitulé de la présentation de Loïc Fel qui s’interroge sur la façon dont la diffusion de l’idée écologique change l’expérience esthétique et initie un nouveau paradigme. - Loïc Fel montre d’abord la manière dont l’artiste re-créateur contemporain s’inscrit dans l’histoire de l’art et ses rapports avec la connaissance scientifique ou philosophique. Le Moyen Âge plaçait les objets les uns auprès des autres, la perspective déjà créait des liens, mais la modernité met en place une nouvelle appréhension esthétique du paysage : l’on cherche moins à classifier les objets qu’à voir la dynamique des liens entre eux. Le paysage devient interface entre savoir scientifique et expérience esthétique, visuelle, formelle. Il y a rupture avec la représentation figurative de la nature. Si les modes de représentations habituelles de la nature ne sont pas valides, alors, il faut inventer. L’esthétique objective de l’environnement est celle des artistes de l’Esthétique Environnementale, dans le sillage d’Allen Carlson. Quant au philosophe Malcolm Budd, il reprend le débat sur la notion de nature, appréhendée non plus comme un objet, mais comme une dynamique : la conception écologique valorise la fluctuation, la diversité. Au total, l’expérience de l’art est une « présentation », et non plus une « représentation » de la nature : la nature objective devient un niveau de l’expérience esthétique. Certains assemblages scientifiques portent une grande valeur esthétique ; c’est le cas des flûtes aux Réophytes du chercheur et botaniste Patrick Blanc, aujourd’hui artiste plasticien. De leur côté, des artistes participent à la vulgarisation scientifique, par la « monstration » des dynamiques de la nature, telles les compositions naturalistes d’Herman de Vries. Celui-ci, en contrepoint à Cézanne, affirme montrer « la vraie montagne Sainte Victoire » en présentant des échantillons de sols prélevés dans la montagne. - Le second volet de l’échange avec Loïc Fel concerne la manière dont les artistes traitent les déchets, emblèmes d’une civilisation de consommation qui a rompu les liens avec la nature et son cycle global de recyclage. La problématique des déchets est une voie de recherche. Dans « La grande bananeraie culturelle », Gérard Titus-Carmel mesure le temps par la décomposition de la seule vraie banane parmi les douze en plastique et montre ainsi deux esthétiques : la « conforme », celle des objets tous semblables à l’image du clonage, et la « pourrissante », celle du processus naturel de transformation. Avec ses « Cabinets de curiosité » composés de déchets ou de détritus, Mark Dion va dans la même direction. Nous ne sommes plus dans l’art de la projection humaine, mais dans la présentation du réel. La voie n’est pas de produire des « œuvres » d’art et des « mouvements artistiques » répondant aux mêmes codes formels ; l’œuvre n’est pas un objet, mais la monstration d’un « processus », un art en permanence « à l’état gazeux » où l’artiste entre dans la boucle des écosystèmes. Le critère éthique du respect des processus et des inter - relations devient alors plus important que le critère esthétique. Loïc Fel propose d’envisager un « éco-art » ; le point commun des œuvres serait l’éthique de la démarche, quelque soit le mode de présentation. Peut-on imaginer une certification, un « écolabel » en art ? La Réserve des Arts, jeune entreprise créée par Jeanne GRANGER et Sylvie Bétard, actualise en France une initiative new-yorkaise des années 70. Il s’agit de recycler et valoriser les déchets en les transformant en matériaux pour les secteurs culturels. La mission de La Réserve est d’assurer la traçabilité des éléments pour éviter toute toxicité, d’y sensibiliser les artistes, et de participer à la réduction les déchets en recyclant les rebuts des activités polluantes, d’ordinaire destinés à l’incinération ou à l’enfouissement. Le déchet redevient ainsi un « nutriment » qui rentre dans le recyclage « cradle to craddle », « du berceau au berceau », créant sa propre boucle. On parle alors d'upcycling c'est à dire quand la production ne nécessite plus d'extractions de matières naturelles car elle prend appui sur une matière en seconde vie et envisage son processus de production en amont pour être recyclé à l'infini.
Pour ce faire, la Réserve des Arts élabore une Charte d’éco-production. www.lareservedesarts.org
19:13 Publié dans esthétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artiste, environnement, philosophie, art, déchet, développement durable, réserve des arts, nature, esthétique, espace krajcberg
28 mai 2009
la voix d'une enfant
Ce discours a une incroyable force, de clarté et de vérité. Je suis étonné qu'il n'ait pas fait plus de bruit à l'époque et les qualités d'oratrice de Severn Cullis-Suzuki, la jeune fille en question, sont incroyables.
Cette vidéo date de Rio où en 1992, un groupe de jeunes de l’organisme ECO pour “Environmental Children’s Organization” ont ét invité à s’exprimer devant les Nations Unis. Severn Cullis-Suzuki, qui a alors 12 ans prend la parole et exhorte les dirigeants à réagir. C’était il y a 16 ans et la situation est encore pire aujourd'hui...
13:54 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours, enfant, onu, rio, développement durable, militant, écologie, nature, oratoire, international
27 mai 2009
le crapeau star
Après la grenouille de Rainforest Alliance, le crapeau buffle du Prince Charles, on adore !
11:01 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rainforest, protection, forêt tropicale, prince charles, crapeau buffle, grenouille, batracien, com virale, viodéo, film
25 mai 2009
Incontournables !
Les éditions Wildproject, fondées par notre ami Baptiste Lanaspeze viennent de naître en librairie avec la sortie de deux livres en français, et pas n’importe lesquels !
Cette collection, "Domaine sauvage", se présente en de beaux objets avec les deux titres suivants, fondateurs de l’écologie :
PRINTEMPS SILENCIEUX de Rachel Carson avec une introduction d'Al Gore
Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, dans le cadre d’une analyse écologique claire et aisée à lire, Printemps silencieux a entraîné l’interdiction du DDT aux Etats-Unis, a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste et la création de l'Environmental Protection Agency (EPA), rien que ça !
VERS L’ECOLOGIE PROFONDE d’Arne Næss (avec David Rothenberg)
Arne Næss a fondé l’écologie profonde, exposée dans cet ouvrage. Encore mal vue dans certains milieux, cette vision est pourtant d’une portée intellectuelle et d’une profondeur sans pareil.
Il n’est pas envisageable de se prétendre écologiste sans avoir lu ces deux ouvrages, tout simplement.
Pour les acheter : ICI
Côté potins :
Le lancement de ces livres a eu lieu ce soir dans la résidence de l’ambassadeur de Norvège, en hommage à Arne Næss, décédé cette année. Saluons au passage l’ouverture d’esprit de l’ambassade royale de Norvège à Paris qui a accueillit cet événement pour une théorie philosophique que les milieux intellectuels français conservateurs gardent en travers de la gorge.
Etaient là les plus écolos des jeunes philosophes français (entre amis en sommes), paysagistes et autres professionnels liés à ces problématiques, quelques figures plus anciennes également.
La chaleur étouffante de cette fin de journée aux températures dignes de ce changement climatique en cours donnait le ton.
Après les lustres de ce lieu très bien conservé et chaleureux nous sommes passé devant le Virgin des Champs Élysées, à quelque pas et nous avons vu un jeune groupe de rock qui se produisait dans l’enceinte du magazin. Tonitruant brouhaha de quelques garçons tout juste post pubères avec une bonne tête de premier de la classe du XVIe… très représentatifs de la génération décrite dans le film Lol. Tout ce que je déteste…
Le contraste d’une ambiance à l’autre était saisissant, bien content de rentrer m’occuper de mes plantes, phasmes et poissons.
21:38 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wildproject, lancement, arne naess, rachel carson, ambassade de norvège, philosophie, français, écologie, nature, environnement
23 mai 2009
après la décharge ou l'incénération : l'art

Toy # 18a
05/2008 GPS point
42°55'30.13"N
9°21'43.86"E

ClearArt Exib
exposition Lost and Found at Sea
Objets trouvés de la Mer Méditerranée, échoués dans le Cap Corse, 42°55’39.29’’N – 9° 21’23.67’’E.
En ce moment et jusqu’au 30 mai 2009 à la Galerie 13, mais ce n’est qu’un début !
Gilles Cénazandotti (artiste) et Thierry Ledé (photographe) se sont associés et ont rassemblé des personnes motivées autour d’un projet artistique et écologique intitulé Clear Art Planet.
Le projet paraît simple, voir un peu étrange, et c’est exactement pour ça que ça fonctionne !
Les déchets retirés de la mer sont ensuite soit magnifiés dans des photographies de haute résolution, vendues avec l’objet qu’elles représentent, soit assemblés dans des œuvres plastiques insolites. L’art offrant une seconde vie à ces déchets, il les retire d’un milieu où ils n’ont rien à faire et nous incite à veiller à la bonne gestion de nos déchets.
Esthétiser ce qu’on vise justement à dénoncer est une pratique inhabituelle en développement durable mais oh combien efficace pour la sensibilisation. Aussi on retiendra bien mieux le message de ces artistes accompagné d’images oniriques ou qui font échos à nos plaisirs esthétiques plus traditionnels que la simple accusation et les images chocs habituelles.
Surtout, quelle ironie que de donner autant de valeur à un objet qui non seulement n’en a plus (puisqu’il a été jeté n’importe où) mais qui n’en a même jamais eu autant ! Les œuvres ne sont pas hors de prix (n’hésitez pas à questionner le site à ce sujet) mais elles permettent de pointer sur notre manque de considération pour la notion de valeur.
Malgré leur statuts de déchets, les montagnes d’objets que nous abandonnons déci delà n’en sont pas moins de la matière première qui pourrait être valorisée de mille et une manières (réutilisation, récupération, recyclage, énergie) mais pour cela encore faudrait-il accepter de confier ces richesses dont nous ne voulons plus aux prestataires adéquats.
Et ils existent ! Le papier, les canettes, les DEEE, les PET et autres emballages, les textiles, les déchets organiques… toutes ces catégories de rejets peuvent être intégrées dans des chaines de retraitement dédiées et efficaces.
D’ailleurs, Gilles Cénazandotti et Thierry Ledé ne se contentent pas de surfer sur la vague de la thématique environnementale qui émerge fortement en art contemporain et qui devient un facteur de visibilité non négligé. Loin de l’opportunisme, ClearArtPlanet n’est qu’une étape d’un projet plus vaste et citoyen, un moyen au service de la Cause.
Parce que ce projet peut avoir de nombreux effets leviers :
• sensibiliser pour le ramassage des déchets « historiques », ceux déjà présents dans le milieu naturel ;
• sensibiliser contre les déchets évacués en dehors des filières dédiées, en pleine nature ;
• sensibiliser contre la production de déchet.
Les bénéfices des ventes sont affectés au financement des opérations de collecte des déchets de ces milieux marins. Pour ces opérations, des équipes sensibilisées peuvent accompagner la démarche, « des associations de Clean Art Planet, qui font œuvre utile », ou comme disent les artistes « From ClearArtPlanet To CleanArtPlanet ».
Alors pour cet été au lieu de lézarder sur le sable nous pourrions bronzer utile : en ramassant les déchets…

Tableau en volume réalisé à base de débris trouvés en mer, Gilles Cenazandotti, 2009
16:34 Publié dans esthétique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : art, déchet, esthétique verte, esthétique, nature, développement durable, actions, citoyen, gilles cénazandotti, thierry ledé
22 mai 2009
Les hippies vaincront !
Personne ne dira qu’il n’y a pas une filiation directe entre le développement durable aujourd’hui et l’immense mouvement culturel des années 60 et 70 de libération des minorités et de défense de la nature.
Nos ancêtres de la cause environnementale et humaine font aujourd’hui partie du mythe ou du kitsch selon le point de vue, pour ma part je les vois comme des précurseurs naïfs mais dont bien des idées guident notre action aujourd’hui.
Je me souviens du commentaire d’un ex-tendance hippy sur la communauté Proudhon. J’habitais alors en collocation à 4 dans un grand appartement à Besançon ambiance très écolo spontanée néo hippy et ce commentateur était surpris que ça fonctionne et considérait que si notre communauté était plus efficace que celles qu’il avait pu observer dans les années 70 c’était parce qu’elle ne se fondait pas sur une idéologie mais sur une mise en commun de problématiques pratiques.
J’observe pour ma part que les valeurs hippies des droits de l’homme et de la liberté sexuelle, de la défense de l’environnement et du flower power sont vécues de même aujourd’hui dans les entreprises en devenant la question de la diversité (qui doit améliorer l’efficacité de l’entreprise), la non-discrimination, la prise en compte des impacts environnementaux (meilleure acceptabilité et meilleure efficacité) et même la prise en compte de la biodiversité en tant qu’actif de l’entreprise (réputation, prévention etc… ).
Les hippies d’aujourd’hui sont des infiltrés qui évoluent en entreprise… et je reste intimement persuadé que c’est comme cela que les valeurs des défenseurs des droits sociaux ou de l’environnement peuvent se voir concrétisées !
Le hippy en cravate, l’aboutissement de 30 de lutte ?
19:29 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hippies, hippy, écologie, environnement, développement durable, entreprise, communauté, flower power
19 mai 2009
les créatifs et le changement climatique
Cette année, pour les Cannes Young Lions les jeunes créatifs qui concourent ont planché sur le changement climatique en imaginant des films pour l’ONG Oxfam. En décembre les négociations post protocole de Kyoto doivent aboutir, c’est le moment incontournable et déterminant pour l’avenir du monde. Tout dépendra du niveau des engagements et de leur valeur contraignante. Afin de montrer que les opinions publiques souhaitent voir ces négociations aboutir à un plan ambitieux, Oxfam déploie une pétition.
Par ailleurs, pour soutenir les jeunes créatifs qui se sont impliqués sur ce sujet, n’hésitez pas à insérer leur vidéo sur vos blogs…
Wake up and sign up !
13:01 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : oxfam, pétition, changement climatique, spots, publicité, créatifs, cannes, cannes young lions
18 mai 2009
La seule vraie richesse : des terres
Après une offensive discrète pour louer des terres au Kazakhstan, la Chine lorgne les terres russes inexploitées. En effet la Chine, comme beaucoup d’autres pays, souffre d'une pénurie de terres cultivables,
L'Arabie saoudite vise une autosuffisance alimentaire délocalisée, les îles les plus basses comme les Maldives, achètent des terres ailleurs (en Inde en l’occurrence) afin de pouvoir s’installer quelque part une fois que les eaux auront englouti leur pays,
Les sans terre, les indiens chassés de leur espace historique, la concurrence d’usage des territoires (urbanisme, industrie, agriculture, vie sauvage) etc…
La terre est trop petite pour notre nombre et notre mode de vie, ça on le sait, mais ce qui ne semble pas encore très bien compris c’est que par voie de conséquence, le bien le plus précieux sur Terre : c’est la terre !
Finalement, acheter des terrains agricoles pour gérer durablement une production alimentaire, sans empêcher la biodiversité de se développer sur le même site me semble la meilleure dépense à faire !
Pour tout ceux qui n’ont pas de terrain, les espaces à coloniser ne manquent pas : regardez Paris… toutes ces fenêtres, ces balcons et ces toits à perte de vue qui ne demandent qu’à être végétalisés ! Avec la verticalité, au pro rata des m2 au sol on peut dépasser la productivité en biomasse d’une prairie de même surface par exemple… les plantes locales adaptées, les insectes et les oiseaux sont susceptibles d’en bénéficier tout autant que l’opérateur de distribution d’eau potable de la commune… Dans la mesure où ces dernières années les consommations d’eau ont baissées significativement en France, ce « caprice » de végétalisation général » avec des plantes pas trop gourmande serait acceptable du poids de vue de la ressource en eau, et bénéfique à tout point de vue par ailleurs…
11:09 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, économie, terrain, terres arables, autosuffisance, alimentaire, délocalisée, géopolitique, écopolitique, nature, démographie, pression
15 mai 2009
La SF : le genre du DD

Un collègue m’a fait découvrir une œuvre des plus originales, tant d’un point de vue narratif qu’illustratif dont le propos est surprenant.
L’histoire se déroule après la montée des eaux (de 1 000 mètres !) sur une planète métamorphosée.
Ce qui me surprend le plus dans cette œuvre c’est qu’elle date de 1993, alors que nous savons combien ces questions ne sont connues du grand public que depuis très peu de temps.
Gros lecteur de SF, c’est un domaine littéraire prospectif long termes des plus pertinents pour s’interroger sur les questions de développement durable. Ces dernières années de plus en plus de romans et de space opera portent au plus loin la réflexion. Par exemple les personnages des arthroplanes (Alien Earth " de Megan Lindholm) des E.T. qui déportent une partie de l’humanité pour sauver l’espèce de la mort de la biosphère terrestre et pour les rééduquer… terrifiant, ou bien la destruction de la biodiversité par l’industrie agro alimentaire dans la trilogie Wess'Har de Karen Traviss ; ou enfin la Terre stérilisée par les changements climatiques dans Le dieu nu de Peter F. Hamilton. Et tant d’autres !
Je crois que le développement durable tient là LE genre littéraire qui correspond le mieux à son état d’esprit : œuvrer pour le présent en tenant compte des ultimes conséquences de ses actions dans l’espace comme dans le temps.
Cet état d’esprit tourné vers l’analyse systémique permanente, jusqu’au bout des chaines de causalités, correspond aussi à l’état d’esprit dans lequel j’ai été formé, la philosophie, qui consiste à considérer les implications, sous-entendues et conséquences d’une idée jusqu’au bout, quitte à ce que celui-ci soit absurde.
Jetez un œil à la présentation : ici
Manuscrits, tome 1 : Les Îles d'Auvergne
de Basselier, Watel, et Imago Sékoya
Editeur : Doublevébé Récup;
Édition : 1993
Collection : Manuscrits
21:48 Publié dans esthétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science fiction, sf, dd, développement durable, litterature, les Îles d'auvergne, imago sékoya, bd, environnement
12 mai 2009
Narcisses et pavots
photographie : Olivier Martin Delange
Juste parce que le travail d’Olivier Martin Delange me fascine… mais aussi parce que la question de la beauté est aussi dangereuse que cette fleur de pavot. Sous son air de plaisir futile, et donc sans conséquence, la création forcée de la beauté comme le jardinage extrême à la française, maillage géométrique en open field etc. sont autant d’occasion de contraindre les écosystèmes en leur imposant des valeurs culturelles qui leurs sont étrangères et incompatibles avec la vitalité naturelle.
Hier nous sommes allé au temple de Narcisse (une salle de sport), et je me dis que toutes les analyses appliquées aux écosystèmes peuvent être transposées au corps humain, exemple clarifiant. En effet, pour la gestion de l’environnement responsable comme pour la maîtrise de son corps, il s’agira de trouver un équilibre efficace entre beauté et santé…
09:07 Publié dans esthétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, santé, nature, jardinage, entretien, corps, humain, sport





























