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22 décembre 2007

AUX ARMES !

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Photographie : Olivier Martin Delange

Après le "flower power" la "flower war" ?

Les signes ne cessent de s’accumuler vers la crispation et les risques militaires en ce qui concerne les crises écologiques à venir.
Le 17 avril dernier au conseil de sécurité de l’ONU a eu lieu un débat sur les risques liés au changement climatique. Au premier jour de la conférence de Bali, l’ONU toujours émettait un rapport sur les risques de sécurité liés au réchauffement global en estimant un risque de guerre civile mondiale face à la pénurie des ressources naturelles. Les guerres de l’eau sont déjà à l’ordre du jour, les déplacements de population massifs ont commencé au risque de déstabiliser des régions géopolitiques entières…

Mais il y a une autre forme de violence qui semble se développer et qui montre à quel point les enjeux de réchauffement climatique, mais aussi de biodiversité, peuvent être la source des conflits futurs.

Les actes de désobéissances civiles (fauchage des OGM) ou de terrorisme (libération des animaux de laboratoire, empoisonnement de produit de grande consommation) et acte de guerre de certaines associations (Sea Shepherd) ne tendent pas à s’amenuirent, au contraire. Cette fois, ce sont les Etats eux-mêmes qui s’engagent dans des processus de dissuasion et de démonstration de force.

Cette semaine le Japon a reculé sur son intention de chasser 50 baleines à bosse. Nous en sommes très heureux mais nous ne leurrons pas sur la signification de ce recul qui ne se traduit pas pour autant par l’annulation du massacre de 900 autres baleines d’espèces plus petites... Les pressions ont été plus importantes que jamais. Le nouveau gouvernement de gauche en Australie, qui a pris la tête de la campagne de protestation internationale a dépêché un navire de guerre et un avion de reconnaissance pour surveiller la flotte japonaise. Les associations écologistes Greenpeace et Sea Shepherd ont également chacune envoyé un navire pour perturber la chasse des baleiniers.

Sea Shepherd par exemple a déjà harponné des navires, percé des coques, pour faire respecter le droit international sur la protection des espèces naturelles mais sans légitimité pour le faire… Hélas jusqu’ici aucun Etat, aucune organisation officielle internationale ne se sont lancés dans la coercition pour faire respecter ces législations. Mais avec la prise de conscience de l’opinion publique et la crispation des enjeux, il n’est pas improbable que ces pratiques changent et qu’un jour le navire de guerre Australien ne se contente pas de surveiller l’activité de la flotte japonaise dans les eaux internationales…

Après la thématique de la guerre préventive employée outre-Atlantique verra-t-on les Etats faire usage de la force pour protéger la biodiversité ? A quand une force d’intervention pour sécuriser les montagnes où résident les derniers gorilles inaccessibles depuis des mois en raison de la présence de milices et de rebelles qu ont déjà tués des gardes de la réserve et des gorilles parmi les derniers de leur espèce ?

17 décembre 2007

Esthétique de la nature quotidienne

Présentation du travail photographique d'Olivier Martin Delange : cliquez sur la photo

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La nature est déjà là !
Par vocation, les clichés d’Olivier Martin Delange mettent en avant la biodiversité locale. Il ne s’agit pas d’émerveiller le spectateur avec des espèces exotiques qu’il ne rencontrera peut-être jamais, il s’agit de redécouvrir la richesse de notre propre environnement : en ville et dans nos parcs et jardins. La richesse insoupçonnée de la biodiversité de l’agglomération parisienne par exemple, comprend autant d’espèces propres aux biomes de cette région, que des espèces commensales et une foultitude de variétés horticoles qui participent toutes à la riche mosaïque des paysages urbains et périurbains. Cette biodiversité, souvent négligée, retrouve notre appréciation esthétique par le biais du regard averti du photographe. Mais il ne s’agit que d’une étape transitoire dans le projet esthétique de l’artiste...
En se libérant des conventions classiques de la macrophotographie et en adoptant un sensualisme attentif à la présentation de la nature telle qu’on peut l’expérimenter Olivier Martin Delange met en avant la nature de la nature : une organisation fugace de la matière. Ce matérialisme esthétique permet de relier expression artistique contemporaine et écologie.
Aussi, les photographies d’Olivier Martin Delange ont vocation à être une étape transitoire, une introduction, un apprentissage des beautés de la nature quotidienne. Elles ne prennent sens que si l’œil exercé parvient ensuite à retrouver plaisir à la contemplation immédiate de la nature.

13 décembre 2007

Passons à l’action !

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Photographie : Olivier Martin Delange

Parce qu’il ne nous suffit plus de consacrer notre énergie aux questions théoriques et à la sensibilisation aux enjeux environnementaux contemporains, et parce que malgré tout on s’imagine encore que ça se passe chez le voisin, nous avons décidé qu’il était temps d’agir, et qui le souhaite nous suive !
C’est au cœur même de la dorsale européenne que nous avons envie de défendre la vie. Comme ces bourgeons photographiés à Strasbourg, c’est sur une vielle souche sèche à l’air moribonde que survivent des éclats de vie qu’il nous faut aider à croître.

Le hamster d'Europe ou grand hamster (Cricetus cricetus) qui peuplait traditionnellement l’Est de la France ne subsiste plus que de manière relictuelle en Alsace. Les différents programmes de sauvegarde de ces dernières années ont été un échec, et certaines autorités locales se sont clairement désengagées de cet enjeu, au point que la France est pointée du doigt par les instances européennes sur cette question. Ces programmes jouaient sur une politique agro-environnementale et de partenariat avec les agriculteurs, sans les résultats escomptés.

Originaire de cette région, où ma famille vit toujours, je me sens concerné au premier chef et des opportunités de terres agricoles vacantes se présentent…

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Photographie : MEDAD


Connaissant la lenteur des procédures des institutions nationales et les difficultés ou les réticences rencontrées sur le terrain, je pense très sincèrement qu’un programme indépendant et voisin au programme officiel serait pertinent.
Ces pratiques existent déjà pour la protection de certains biotopes, particulièrement en Amérique du Nord. Il s’agit d’associer des partenaires économiques (entreprises) ou des particuliers pour acheter des terrains et les gérer conformément aux besoins des espèces que nous souhaitons favoriser.
C’est aussi un modèle idéal pour faire concorder des enjeux écologiques, culturels et sociaux (emplois aidés etc…)
Concernant les entreprises, sur le modèle de ce qui existe maintenant pour le CO2, des actes de « compensation » de leurs activités son possibles par le financement de projet de développement propre, à l’étranger, mais aussi depuis 2007 en France. Le même modèle peut être imaginé pour la biodiversité au titre de leurs activités de mécénat et conforterait leur stratégie de communication. Par ailleurs, des particuliers peuvent se porter acquéreur de terrain de la même manière.
Ce projet n’est pas simple, le foncier alsacien est cher et les agriculteurs ne cèdent pas facilement les terrains exploitables, toutefois ce n’est pas impossible et on peut aller plus vite que les institutions soumises à de difficiles procédures sur ces questions.
Par ailleurs, les 100 000 euros d’astreinte journalière dont la France est menacée pour non respect de la protection de la biodiversité en ce qui concerne le grand hamster, sont une menace suffisante pour convaincre les collectivités et l’Etat de soutenir une telle initiative.
Les associations locales seront peut-être sensibles à une telle démarche, elles auraient en tout les cas la légitimité pour l’animer.
Nous sommes près à développer ce projet seul et acquérir des terrains en notre nom et celui de nos proches autour des villages de mon enfance ne serait-ce que pour disposer de terrains ou réseaux de terrains à employer au titre d’un programme officiel en faveur de la biodiversité locale lorsqu’il sera opérationnel.
Si l’idée d’un programme privée de sauvegarde du grand hamster vous semble convenable, nous nous tenons à votre disposition pour en parler.
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Photographie : Université Robert Schuman de Strasbourg

10 décembre 2007

l'arbre qui cache la forêt

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photographie : Olivier Martin Delange

Les bonnes nouvelles sur les forêts étaient nombreuses cette semaine. Une fois n’est pas coutume dans le flot des annonces catastrophistes des résultats réjouissant sont annoncés en ce qui concerne les forêts.

Selon les travaux de l'université d'Helsinki parue dans la revue britannique Energy Policy, l'étendue des forêts s'est accrue de 10% entre 1990 et 2005 dans les pays de l'ouest de l'UE et de 15% dans ceux de l'Est.

La campagne "un milliard d'arbres pour la planète" lancée en novembre 2006, à l'initiative de la prix Nobel de la paix 2004, la militante kenyane de protection de l'Environnement Wangari Maathai a été un succès.

Ethiopie : 700 millions d'arbres plantés
Mexique : 217 millions
Turquie : 150 millions
Kenya : 100 millions
Cuba : 96,5 millions
Rwanda : 50 millions

MAIS ces bons résultats doivent être modérés par 4 facteurs au moins :

1. Les plantations artificielles auxquelles correspondent ces plus d’un milliard d’arbres ne remplaceront jamais les millions d’hectares de forêt primaire détruits dans le même laps de temps. Les biocénoses riches et complexes des forêts primaires sont irremplaçables et les plantations nouvelles, comme les évolutions de déprise agricole qui permettent la reforestation en Europe, mettront des siècles à atteindre un état climaxique.
2. Concernant L’Europe, mais aussi presque tout l’Occident, le retour de la forêt est conjoncturel. Elle atteint une étendue qu’elle avait perdue depuis 200 ans et l’exploitation intense des ressources naturelles. Elle est liée à la déprise agricole bien entendue, l’exode rural également. Toutefois elle est soumise aux aléas de la politique agricole et pour peu que les agrocarburants ne soient loués et que leur production se développe indépendamment des quotas agricoles habituels, les parcelles reconquises par la forêt seront à nouveau probablement perdues…
3. L’effet de puit de CO2 que ces arbres pourraient permettre dépend pour une bonne mesure du devenir de ces arbres en fin de vie…
4. … mais également de l’état du climat. Le changement climatique en cours et l’augmentation continue du niveau de CO2 peuvent avoir des impacts important sur la productivité des forêts et leur capacité à stocker du carbone. En changeant le régime des pluies et en mettant à mal leurs capacités, entre autre…

Alors je me réjouis de ces centaines de millions de jeunes arbres plantés en 2007, mais ce n’est qu’une étape à surveiller de près vers l’amélioration de notre gestion de l’environnement…

02 décembre 2007

prolifération

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Mes silures de verre restent sagement en groupe et pour le moment ne se reproduisent pas, mais selon la loi de Malthus, une population sans limitation de l’environnement s’accroît de façon exponentielle. L’écologie rappelle ses principes au cœur même des appartements parisiens…

Il n’y a pas de prédateur dans mon aquarium. C’est la prolifération ! Dois-je me résoudre à y introduire un facteur de restriction sous la forme d’un poisson plus vorace ?
Pour le moment je cherche des acquéreurs de la prolifique progéniture de mes animaux domestiques !

En ce moment, les deux populations qui s’accroissent trop pour mes capacités d’accueil sont les guppies et les ampullaires… avis aux amateurs.

Je suis assez fière de la lignée de guppies à laquelle quelques années de choix génétique sont parvenues. En croisant des femelles d’élevage assez grosses et très colorées, avec des mâles dit de variété « sauvage » c'est-à-dire avec la nageoire en forme de lyre et un motif de couleur par tâche, je suis parvenue à des individus plus résistants, un peu plus petits, et aux motifs arlequins très colorés qui déclinent les violets, bleus, verts, rouges et noirs avec des tâches irisées ou opalescentes. Ils sont très vifs et quasi impossibles à photographier correctement hélas… Mais ils font preuve d’une très forte variabilité de phénotype d’un individu à l’autre et pas deux n’ont la même forme de nageoire ou les mêmes motifs.
En tous cas, malgré l’hivers, les femelles de la cinquième générations sont au moins une à générer entre 30 et 80 alevins chaque lundi… Elles sont réglées comme des horloges ! Cette population est maintenue sans consanguinité grâce à des échanges judicieux avec quelques amateurs.
D’habitude une certaine sélection était opérée par les adultes et les autres poissons de l’aquarium. Mais ces dernières semaines, les alevins se baladent tranquillement dans l’aquarium, leurs habituels prédateurs semblent totalement désintéressés des incessants mouvements des petits êtres turbulents.

Les ampullaires, gros escargots d’une dizaine de centimètres, espèce sexuée, me pondent deux cents œufs environs tous les 15 jours… Les petits s’empressent de se jeter à l’eau une fois sortis de leurs œufs maintenus sur des promontoires et grandissent plus vite que je ne l’aurais pensé ! Il y en a dors et déjà 600 qui ont entre 2 jours et 1 mois…

Je donne volontiers des guppies et des ampullaires ! Les guppies sont surtout des mâles en raison de la température habituelle de l’aquarium. Pour les ampullaires je ne suis pas en mesure de distinguer leur sexe…

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