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30 octobre 2007
Cryptobiologie, exobiologie, et biologie amusante

Photographie : Olivier Martin Delange
Je connaissais la cryptobiologie, qui étudie les animaux mythiques (Loch Ness) ou probablement disparus (loup de Tasmanie). Je connaissais l’exobiologie qui consiste à imaginer des modèles biologiques extraterrestres en variant les contraintes environnementales selon nos connaissances et les impacts qu’elles pourraient avoir sur d’autres évolutions, et plus rarement car plus difficile, cette science vise à définir des modèles vivants qui ne sont pas fondés sur la chimie du carbone alors que toute notre biosphère repose sur cet atome.
Par contre j’avais oublié la biologie amusante, quand on se surprend avec le vivant et toutes les formes qu’il pourrait prendre…
Après tout, qui sait quelles voies l’évolution pourra explorer dans les ères géologiques suivantes si notre emprise ne l’en empêche pas ou si nous disparaissons ! L.U.C.A. (the Last Universal Common Ancestor), qui vit probablement encore quelque part dans des eaux peu profondes autour de l’Australie serait bien surpris de ses enfants après plus de 3 milliards d’années d’évolution !
Je vous laisse donc découvrir l’histoire des rhinogrades sans trop en dire et merci EC pour ces infos !
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22:35 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, environnement, nature, imagination, personnage, animaux, légende
26 octobre 2007
contexte épistémologique des images de l'écologie

photographie : Olivier Martin Delange
C’est à partir des observations, des échelles choisies et de leur analyse, que les écologues forgent les concepts de leur discipline et nous donnent par là autant d’outils à l’observation. En 1877 Karl Auguste Möbius (1825-1908) étudie des bancs d’huîtres qu’il décrit comme une « biocénose ». Il avait remarqué que, chez ces animaux, il fallait placer le cadre d'étude non pas au niveau de l'individu, mais de l'ensemble des individus : la biocénose. Le biologiste Roth Woltereck parla en 1927 de systèmes écologiques, la notion de biosphère est définie par Vladimir Ivanovitch Vernadsky en 1929, Sir Arthur George Tansley (1935) parle d’écosystèmes. Les concepts de phytosociologie (Josias Braun-Blanquet, 1928) et d’écologie du paysage (Carl Troll, 1939) sont formulés ensuite. Chacun de ces concepts décrit un niveau et un type d’organisation dont l’étude nécessite des données et des observations différentes, mais qui relèvent tous d’une pensée holiste.
Progressivement, les données intégrées dans l’analyse écologique deviennent extrêmement nombreuses. Il s’agit d’une part des données abiotiques, c'est-à-dire non biologiques, telles que les éléments chimiques présents (cycle biogéochimiques, géologie du lieu, composition de l’eau et de l’atmosphère par exemple), les données thermiques et la luminosité (temps d’insolation et albédo par exemple) ; d’autre part seront prises en considération les données biotiques telles que les espèces végétales, animales et bactériennes présentes, leur population, leurs relations etc.
Le seul référent qui permette de rassembler toutes ces données, et à partir duquel penser les interactions, sera toujours in situ la nature elle-même. Pour comprendre l’impact d’un tel changement, il n’y a qu’à rappeler l’importance en histoire de l’art de la sortie des artistes du XIXe siècle des ateliers. Des peintres, tels que Claude Monet (1840-1926), s’installent en plein air pour peindre la nature, non plus comme ils la conçoivent, mais telle qu’ils l’observent, donnant ainsi naissance à des mouvements tels que l’impressionnisme. L’observation in situ marque les débuts de la peinture moderne. L’importance du changement est analogue à celui d’une démarche scientifique qui ne peut plus se contenter d’observations en laboratoire mais dont les outils de mesures et de relevés sont orientés vers les ensembles naturels in situ. Cette analogie peut sembler incongrue en raison de la divergence d’enjeux des deux domaines, cognitifs ou esthétiques, et pourtant, nous avons déjà vu combien les attitudes d’observation de la nature de l’une ou l’autre se répondent. Là encore, c’est cette attitude qui est en jeu pour l’explication de la présentation de la nature et la conception d’une esthétique verte qui y correspondrait.
La propension de l’écologue vers l’expérience esthétique n’est pas à exclure systématiquement pour des motifs scientifiques, comme nous avons pu l’expliquer à partir de l’œuvre de Humboldt. Pensons à Aldo Leopold (1887-1948) lorsqu’il écrit l’Almanach d’un comté des sables . Ce récit montre comment l’immersion dans le décor naturel, aussi bien pour une raison de loisirs qu’un besoin d’observations scientifiques, facilite l’expérience esthétique, à double titre : tout d’abord la fréquentation d’espaces qu’Aldo Leopold nomme « sauvages » au sens du Wild états-unien qui correspond en fait aux environnements peu anthropisés, et ensuite la perception que permettent ses connaissances scientifiques. Cette œuvre constitue un exemple très efficace de la théorie environnementale d’Allen Carlson, puisque Aldo Leopold met systématiquement en lien les connaissances scientifiques et l’appréhension esthétique. Mais à l’inverse d’Allen Carlson, il admet toutefois une forte dimension subjective dans ses expériences. La présentation de ses observations sous la forme d’un almanach n’est pas anodine. Le choix d’exposer les expériences dans un ordre saisonnier appuie fortement sur les structures temporelles naturelles avec lesquelles non seulement les cultures vernaculaires et les milieux agricoles doivent compter, mais aussi les écologues dont les observations sont fortement conditionnées par les cycles naturels. La considération d’un écosystème ne peut être complète que si les observations couvrent l’ensemble du cycle saisonnier. C’est devenu un critère narratif omniprésent dans les documentaires animaliers puisque chaque cycle saisonnier complet, une année en somme, est sensé montrer l’intégralité des activités habituelles d’une espèce. Alors les observations nécessaires à l’écologie vont contraindre à un espace : l’espace naturel au détriment du laboratoire, mais aussi à un espace temporel : les cycles naturels, puisque ceux-ci ne peuvent pas être accélérés artificiellement.
Ce report permanent à la réalité physique de l’objet d’étude devrait aider à l’exclusion des représentations culturelles extrascientifiques. Ces représentations facilitaient le rapprochement avec l’esthétique, mais elles ne correspondaient pas aux exigences scientifiques. On considère couramment qu’exclure toute observation non strictement logique ou cognitive permettrait d’augmenter la scientificité des travaux. Mais un des fondateurs de l’analyse écologique dresse ce constat : « dans le domaine de l’étude de la vie, la situation est encore plus difficile, car il est douteux qu’il existe un autre domaine des sciences naturelles où les principes fondamentaux mêmes, fussent autant pénétrés de constructions philosophiques et religieuses, étrangères à la science par leur genèse même » . Ces constructions nous les avons décrites, et l’écologie elle aussi, en tant que discipline scientifique, n’échappe pas à cette multiplicité de la culture et à ce mélange des genres. C’est d’ailleurs un des points à partir desquels le lien que nous analysons entre esthétique et science est opportun. Malgré la primauté accordée aux observations, au détriment des hypothèses scientifiques, l’observation elle-même a besoin de notions pour structurer la perception. Et ces notions, relatives au vivant, sont imprégnées de nombreuses références culturelles extrascientifiques.
00:34 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, science, épistémologie, image, nature, environnement, philosophie
24 octobre 2007
nouveau site

Photographie : Olivier Martin Delange
Les sites et les médias d’informations sur le développement durable ou l’écologie fleurissent comme des champignons, ce blog en est lui-même un des spores…
Mais dans le flot continue de cet écosystème de l’information qu’est le Net, certains sites émergent comme plus intéressants, soit pour leur qualité scientifique, soit pour leur qualité didactique ou encore pour leur force de conviction.
Celui référencé ci-dessous sensibilise efficacement sur un enjeu de biodiversité primordial.
Il y a peu encore j’évoquais ici les services écosystémiques. Les abeilles et autres hyménoptères pollinisateurs constituent probablement un modèle de référence pour penser ces services des écosystèmes rendus à l’économie humaine.
Etant sensibles aux pollutions chimiques et aux altérations de leur environnement, ces insectes sont également un bon bioindicateur de la qualité général des écosystèmes.
L’état et l’évolution de leur population ont tout lieu de nous inquiéter au premier chef ! Aussi il parait suffisamment essentiel de prendre connaissance de ces éléments afin de déterminer les plans de sauvegarde à mettre en œuvre. Ce ne sera pas une mince affaire en raison de la probable multiplicité de facteurs très diffus à l’origine de l’effondrement des populations d’abeilles. L’agriculture, la chimie, les process industriels, l’organisation du territoire, autant de secteurs qu’il faut de toute urgence repenser afin de sauvegarder la biodiversité mondiale d’une part bien sur, les abeilles entraînant avec elles les végétaux qui en dépendent. Mais il s’agit aussi d’un enjeux majeur pour l’économie qui en découle (production agricole) et donc, et ce devrait être là une motivation suffisante : notre production alimentaire !
la pétition : ICI
Pour visiter le site, cliquez sur l'image :

21:05 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : abeille, biodiversité, nature, environnement, écologie, développement durable, bio
21 octobre 2007
Période de repli

Photographie : Olivier Martin Delange (les bégonia fleurissent encore)
L’automne n’en fini pas d’hésiter entre l’éclat lumineux de l’été et les frimas nocturnes qui achèvent les dernières plantes laissées à l’extérieur. Pourtant un pied d’ipomée résiste et ouvre des corolles violettes provocatrices contre la course inéluctable de la Terre qui nous conduit sur la partie de son orbite la plus éloignée du soleil, et qui en plus, en raison de son inclinaison, nous expose le plus aux immensités glacées de l’espace.
C’est la période du repli. Même les guerres marquaient une pause hivernale en Europe tout au long de la période médiévale. Aujourd’hui je me contente de rapatrier certaines plantes qui ne résisteront pas au froid, même relatif, de la grisaille parisienne. J’ai donc rentré un plan de misère des plus surprenants. C’est une variété dont les feuilles sont violettes en dessous et liserées d’une bande argent iridescent sur le dessus. J’ai séparé le pied en deux au printemps, en conservant un à l’intérieur, et l’autre à l’extérieur. Celui de dehors est devenu totalement violet, épais, avec de très grosses feuilles rapprochées, tandis que celui resté dans l’appartement n’a pas changé, mais il parait bien gracile en comparaison !
Malgré le froid et les nuits sans fin de la saison, que tant de mes concitoyens ont en horreur, c’est une saison que j’ai toujours aimé. Saison de retour à la simplicité, calfeutré dans un pull épais, dans des intérieur chaleureux, c’est une période de retrouvailles, où nous ne vaquons plus par monts et par vaux à l’extérieur ne sachant pas vraiment ce que nous y cherchons. Casanier jusqu’au bout des ongles, je profite de cette saison pour exprimer mon attachement de vestale au foyer.
Il se trouve que je ne suis pas seul dans ce cas et qu’en passant plus de temps au calme dans l’appartement je fais le bonheur d’un autre être vivant qui me considère comme son coussin : Niobé, notre chatte. Dès lors que je rentre dans l’appartement, elle se rue sur moi, toute griffes dehors au besoin, s’accroche à moi et ne me lâche plus tant que je ne quitte pas les lieux. Autant dire que le week-end j’ai droit à 72h de câlins, de ronrons, de dodo, de griffes et de morsures ! Parce que mademoiselle est des plus exigeante et je dois être un coussin malléable et docile. Ainsi, lorsque je lis, tricote ou pianote sur l’ordinateur, elle se love entre mes jambes toujours en position « lotus » ou « indien », ce qui semble la satisfaire. Mais si d’aventure je choisi de changer de position, mademoiselle proteste autant que possible jusqu’à ce que je reprenne une position statique. Elle trouve toujours un moyen de se coucher sur son support chauffant biologique, que ce soit sur mon dos, mes épaules, contre mon ventre ou même une fois sur ma tête ! Et ça fait cinq ans que ça dure ! Mademoiselle n’ose pas trop en faire avec Olivier, lui au moins elle l’écoute…
J’entends souvent des propriétaires de chats se plaindre de l’indépendance extrême de leur félin… je leur proposerai bien Mademoiselle Niobé, Reine de la Thèbes imaginaire de notre appartement, et dont l’ego n’a d’égal que… euh… le mien !
15:40 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : automne, nature, chat, plantes, plantes d'intérieur, jardin
20 octobre 2007
ça pourrait être vrai
21:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 octobre 2007
on remet ça ?

photographie : Olivier Martin Delange
L'Alliance pour la planète organise un nouveau "5 minutes de répit pour la
planète", le 23 octobre 2007 de 19H55 à 20 Heures.
Au sujet de la précédente édition voir : ICI
Le 24 octobre verra l'ouverture de la phase finale du Grenelle de
l'Environnement. L'état de mobilisation de l'opinion publique en faveur de
solutions préservant réellement notre planète jouera un rôle primordial sur
l'issue de cette négociation.
C'est la raison pour laquelle l'Alliance pour la planète (plate-forme de
plus 70 ONG comprenant plus de 500 000 membres) réédite son opération "5
minutes de répit pour la planète".
Lors de sa première édition le 1er février 2007, près de 3 millions de
ménages s'étaient mobilisés. Pour cette seconde édition, nous devons être
plus nombreux encore.
Cette nouvelle édition sera aussi l'occasion de célébrer le prix nobel 2007
attribué au GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du
climat) et à Al Gore.
Inscrivez vous comme participant ICI.
PS : une pensée pour J-O et Sébastien qui ont participé à l'initiation de cette campagne
19:45 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 octobre 2007
Une belle journée

Photographie : Olivier Martin Delange
C’est dans un éclatant rayon de lumière que nous nous sommes éveillée ce dimanche matin. Cette incroyable luminosité en ce début octobre redonne un petit coup de vif à nos plantes d’extérieur. D’ultimes ipomées, capucines et amarantes résistent à l’automne. Un cadre idyllique pour continuer nos conversations.
Après de multiples discussions, avec d’autres philosophes dans le cadre de la préparation d’un numéro spécial de la revue Labyrinthe, après des travaux collaboratifs avec des photographes, ou les débats, parfois animés, avec les ONG et les entreprises, une ligne directrice se démarque.
L’opportunité qui se présente à nous, dans le cadre de la « révolution écologique » possible, est ni plus ni moins de repenser totalement la place de l’humanité dans son cosmos. Les débats, que ce soit en esthétique, en science ou en éthique, s’orientent tous vers une pensée vitaliste, ou c’est finalement la vie qui devient la seule valeur absolue. Tout doit être mis en œuvre pour préserver la vie, dans sa complexité, sa diversité et sa richesse, même si cela implique une forme d’abstinence ou d’ascèse de la part de l’humanité en limitant notre population sous un seuil décent et en se privant de certains conforts luxueux au coût trop important pour l’environnement.
Une humanité dont le rôle serait d’être garante de la VIE. Un peu néo-romantico-naïf comme conception mais finalement plutôt séductrice…
20:06 Publié dans éthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, humanité, écologie, éthique, environnement, nature, philosophie
02 octobre 2007
Les problèmes de demain ont commencé hier
Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
Vidéo envoyée par tinou1225

Vidéo extraite du film " Alerte à Babylone " de Jean Druon au éditions Voir et Agir : http://www.voiretagir.com/
Plus d'information sur le film par exemple : ICI
L'intervenant dans cet extrait estClaude Bourguignon , consulter son site : http://www.lams-21.com/
Des alternatives existent, les AMAP près de chez vous par exemple, afin de manger correctement et de developper des fermes de qualité : ICI
09:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, environnement, nature, développement durable, agronomie, biodiversité, édafaune
















