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<title>autour de l'esthétique verte - l_almanach</title>
<description>réflexions sur l'esthétique de la nature et l'écologie</description>
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<lastBuildDate>Wed, 18 Nov 2009 21:37:12 +0100</lastBuildDate>
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<title>Le temps est poussière</title>
<link>http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2008/11/30/le-temps-est-poussiere.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 20:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/00/01/925799710.jpg&quot; id=&quot;media-286139&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;IMG00117.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Puisque le principe du blog permet de changer de ton et de contenu librement, sans devoir de cohérence, je m’autorise un billet d’humeur de temps à autre. &lt;br /&gt;Drôle d’expérience que d’exhumer le passé. Nous avons entrepris de ranger la cave il y a quelques jours. J’ai pu y retrouver quelques tas de glaise que j’appelais « sculpture » il y a une dizaine d’années. Parmi ceux-ci un crane non cuit qui à force d’humidité a perdue sa couche de peinture, son verni de noir, ma couleur, révélant le rouge sang initial et le blanchâtre osseux de la matière elle-même.&lt;br /&gt;Ce sombre visage a émergé de mes caresses sur un bloc de terre humide en mars 1998. Depuis 2001 il était stocké avec d’autres au fond d’une cave trempée en terre battue, posé à même le sol dans un coin, le carton qui le contenait ayant en quelque sorte fondu. Après l’avoir remonté de la cave dans l’intention de le restaurer, j’ai hélas constaté qu’une odeur pestilentielle s’en dégageait. Il devait contenir les bactéries appréciant les coins sombres, humides et mal aérés : il sentait la cave… j’ai donc pris ce symbole d’un passé intense, sombre et mélancolique afin de le purifier par le feu : direction le four à gaz… &lt;br /&gt;Pendant plusieurs heures, au fur et à mesure que séchait et se réchauffait ce morceau de passé, il emplissait l’appartement de sa pestilence déliquescente. Savoir que la perception des odeurs implique que des particules de matière correspondant à la chose perçue entrent dans notre nez rendait l’expérience d’autant plus horrible et c’est tout cacochyme que je me retrouvais catatonique une heure durant, des images relictuelles des nuits sans fin de l’époque émergeant tels des tropismes issus des profondeurs les plus hermétiquement scellées de mon esprit. La figure flamboyante de certains fantômes peuplait ces songes mais le lustre passe et l’aura flamboyante du fauve C. qui régnait à l’époque sur mon univers entier a perdu de son éclat. Et pourtant, avec sa trompeuse frimousse blonde mutine il a été un daemon plus farouche que celui de Socrate. Tandis que continuait de bruler un de ses symboles afin de perdre toute odeur je me rappelais le chemin parcouru. Malgré le temps, l’efficacité parfois désavantageuse de ma mémoire n’avait pas altérée la force des souvenirs. C’est tout juste si des visages perçus dans l’obscurité avaient perdu un peu de la netteté de leurs traits. &lt;br /&gt;Alors que je tentais d’émerger de ses lancinants ressouvenirs, un bruit d’explosion m’a ramené à la réalité. Le bruit venait du four. &lt;br /&gt;Le crane de terre n’a pas résister aux flammes malgré un thermostat judicieusement réglé en douceur et c’est en une dizaine de fragments arrondis qu’il s’est scindé révélant son intérieur : plein et dense mais constitué de couches bien différenciées selon le taux d’évaporation qui n’avait pas atteint le cœur de l’objet après quelques heures d’exposition à la chaleur. &lt;br /&gt;Il n’a pas totalement perdu ses odeurs de vieillerie douloureuse, mais il n’est plus tel que je l’ai connu. Blessé et au visage strié de cicatrices, j’ai recomposé le crane à coup de superglue et d’une espèce de pâte à modeler étrange trouvée au rayon bricolage qui durcie comme de la pierre et ne dénote pas avec les restes de ce visage. &lt;br /&gt;Il me faut encore le repeindre et le vernir. Ainsi travesti, ce sombre passé pourra trouver une place parmi les objets autorisés plus récemment accumulés. Tel un malin totem, il projettera son aura ténébreuse dans la lumière d’une période plus faste, rappel d’origine.&lt;br /&gt;
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<title>Contradiction dans les faits ? J’agis.</title>
<link>http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2009/05/07/contradiction-dans-les-faits-j-agis.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Thu, 07 May 2009 21:32:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/01/1386042690.jpg&quot; id=&quot;media-353301&quot; alt=&quot;logo+titre[1].jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;logo : &lt;a href=&quot;http://laetitiafel.blogspirit.com/&quot;&gt;Laetitia Fel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est quand même étrange de s’occuper toute la journée de DD quand on est perpétuellement dans un environnement urbain.&lt;br /&gt; C’est d’autant plus étrange que mes homologues, vivants eux aussi à Paris, sont en plus souvent originaires d’île de France. Grosso modo, on passe notre temps à parler impacts environnementaux sans en avoir vraiment une perception concrète.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Evidemment présenter les choses ainsi est un peu caricatural, la biodiversité n’étant pas absente des grandes villes, les autres facteurs d’impacts eux y sont omniprésents. Mais lorsque les média évoquent l’appauvrissement des environnements, ou les catastrophes naturelles, nous appréhendons difficilement les espaces considérés. Combien de parisiens se font une image réaliste de la surface représentée par un hectare ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ce contexte, et histoire de se raccorder le plus concrètement possible à mes problématiques, j’entame un projet, en famille (avec ma sœur notamment) pour créer une petite exploitation bio à côté du boulot. Le projet avance bien, la conception est sur pied. De l’acquisition du terrain à la première récolte les différentes étapes prendront des années pour les fruitiers. Les fruits rouges eux donneront satisfaction plus rapidement… bientôt en Alsace.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Petit florilège du projet de 144 arbres fruitiers, des framboisiers/groseilliers et myrtilliers, et une production de fleur bio :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/01/1798036878.jpg&quot; id=&quot;media-353302&quot; alt=&quot;verger21.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/02/1546956034.jpg&quot; id=&quot;media-353303&quot; alt=&quot;verger24.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;illustrations : &lt;a href=&quot;http://laetitiafel.blogspirit.com/&quot;&gt;Laetitia Fel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit de 144 modules (4 sur ces images) comprenant une haie de petits fruit rouge, deux chemins, deux bandes fleurie, un arbre fruitier et de la végétation spontanée&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/00/900882072.jpg&quot; alt=&quot;Sans titre 1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-353300&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Retenir le printemps</title>
<link>http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2009/04/18/retenir-le-printemps.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 21:19:31 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/00/00/926114648.jpg&quot; id=&quot;media-345501&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;DSC_0022.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;photographie : &lt;a href=&quot;http://omd2.blogspirit.com/archive/2007/09/20/arachnide.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Olivier Martin Delange&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les iris sont déjà fanés… les bruyères, les anémones et les prunus aussi… le printemps file à toute allure. &lt;br /&gt;Avec le rythme de travail en cours je n’ai pas eu le temps de profiter pleinement de ces floraisons et je regrette de voir filer à si bon rythme ces événements naturels annuels. C’est rapide à faire peur en fait !&lt;br /&gt;Alors j’ai trouvé un moyen de tricher un peu… multiplier les jardins.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a pour les fous de floraison d’espèce qui durent peu de temps deux solutions cumulables :&lt;br /&gt;-tout d’abord je ne sème pas tout en même temps. Après les balconnières un projet en plein Paris en lien avec l’entreprise où je travail permettra d’avoir semé deux fois cette année des coquelicots par exemple, de telle sorte qu’après une floraison au balcon en avril j’en aurai une dans Paris en juin…&lt;br /&gt;-ensuite je sème ailleurs… chez moi en Alsace la saison avance moins vite, le climat étant légèrement différent et en décalage de quelques semaine par rapport à Paris. De cette manière, alors que mes Iris sont déjà fanés, ceux du jardin de Waldighoffen ne seront en pleine floraison que d’ici deux semaines…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déméter ne peut pas agir par tout en même temps, n’est pas son passage qui réveille na ture lors de ses pérégrination à al recherche de Perséphone ? Et bien je constate que la déesse met près de quatre semaines pour aller d’Ouest en Est, de Paris à Strasbourg…&lt;br /&gt;
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<title>multi-temporalité</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 21:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/01/1290600822.jpg&quot; id=&quot;media-343222&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;DSC_0269.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le printemps se déploie enfin. J’avais planté il y a un an des rhizomes d’iris. La patience a payé et ils sont enfin fleuris. Sauf que sur le catalogue ils étaient vendus comme noirs… &lt;br /&gt;Qu’à cela ne tienne ils sont très joli et reviendront chaque années embellir les lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture est un exercice de patience, particulièrement en ce qui concerne la production fruitière… Il se trouve un splendide cognassier au tronc très ouvragé dans le jardin familial. J’ai eu l’occasion de trouver des photos de celui-ci datant de plus de quarante ans, lorsque cet arbre n’avait que cinq ou six ans, et qu’il était ridiculement petit… C’est toute une vie qui s’est passée depuis et ce n’est que maintenant que l’arbre a atteint la majesté attendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ma sœur &lt;a href=&quot;http://laetitiafel.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(laetitiafel.blogspirit.fr)&lt;/a&gt; nous concevons un projet de verger bio et son calendrier. Cette fois, c’est sur une dizaine d’année que s’échelonne l’attente entre les semis ou cultivars et les récoltes… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si en soit se projeter si loin dans le temps (et donc en tentant de tenir compte du facteur changement climatique) est plutôt fascinant, ce projet me renvoie surtout les contradictions de notre mode commun d’organisation. Créer un verger qui fonctionne, c’est avant tout constituer quelque chose qui sera pleinement mature pour d’autres, plus tard, et imaginer des investissements sur des cycles de production si long, c’est un exercice intellectuel très différents de celui généralement en usage dans le monde des entreprises, et particulièrement de la galaxie « communication-media-publicité » où je travaille…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cycles biologiques dépassent largement la temporalité des vies humaines, si petites. Nos vies étant si courtes, nous effectuons toutes les torsions possibles pour raccourcir les délais et optimiser les fruits que nous pourrions récolter de notre vivant (au sens propre comme figuré). Cette position entraine souvent des conséquences négatives à moyens termes, critiquées dans un modèle de développement durable. Aussi, se confronter à des cycles naturels contre lesquels nous ne pouvons rien est un rappel de réalité et une leçon d’humilité bien appréciable.&lt;br /&gt;
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<title>De l’usage de la beauté</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 14:22:50 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/00/1416689473.jpg&quot; id=&quot;media-298699&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;001.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;photographie : &lt;a href=&quot;http://www.calendarioromano.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Calendario Romano&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’ici nous avons essentiellement parlé de la&lt;a href=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/esthetique/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; beauté de la nature&lt;/a&gt;, une fois même de la beauté du diable ! Mais une initiative pour le moins surprenante nous invite à considérer une autre forme de beauté… &lt;br /&gt;Il est d’usage d’offrir un calendrier en cette période de fin d’année. Cette fois ce ne sont pas les traditionnels calendriers de la Poste, au charme inénarrable, ni les musculatures des rugbymens qui ont retenu mon attention mais des séminaristes de l’Eglise Catholique ! Le &lt;a href=&quot;http://www.calendarioromano.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Calendario Romano&lt;/a&gt; n'est pas une publication officielle du Saint-Siège mais tous les &quot;mannequins&quot; qui ont posé sont d'authentiques ministres du culte qui se sont portés volontaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouvrage, qui se vend six euros pièce à Rome et est disponible sur internet pour huit euros, regorge aussi d'informations pratiques sur les musées et monuments de Rome. Ils ont même un groupe sur facebook !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avoue que l’homme en couverture donne fichtrement envie d’entamer une douloureuse discussion théologique afin de lui faire quitter son sacerdoce… ma grand-mère paternelle y est parvenu avec mon grand-père alors aumônier militaire après tout… Mais déjà user de sa beauté naturelle pose question quand à une Eglise dont ce n’est pas une caractéristique, loin s’en faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette révolution en augure peut-être d’autres, j’espère, car les religions monothéistes, totalement anthropocentriques, ne sont pas étrangères aux comportements destructeurs que nous avons déployés contre notre environnement. La vision offerte par la Genèse de l’homme « aboutissement » d’une Création dont il dispose selon son vouloir est tout simplement une horreur écologique. J’espère que d’autres interprétations sont proposées par les exégètes, même si ce n’est pas le dogme qui m’a été présenté au catéchisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Vatican multiplie les signes en faveur de l’écologie, par des discours, mais pas seulement, le Saint-Siège s’est effectivement doté de panneaux solaires très récemment. Toutefois, le facteur majeur de la crise écologique en cours reste notre démographie galopante, hélas la contraception restera encore pour longtemps le sujet tabou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là ; ayez autorité sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, sur tout ce qui est vivant et qui remue sur la terre (Genèse 1,28) ». Les conséquences de cette phrase abominable sont incalculables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un &lt;a href=&quot;http://www.20min.ch/ro/news/diashows/index.tmpl?showid=14594 &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;diaporama du Calendario Romano &lt;/a&gt;est visible ici.
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<title>a cappella fois 4</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 20:47:29 +0100</pubDate>
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&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/lk5_OSsawz4&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/lk5_OSsawz4&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume quelque chose sans lien direct avec le sujet du blog...&lt;br /&gt;sans lien ? En tirant un peu par les cheveux on peut considérer que la format &quot;chorale&quot; correspond bien à l'organisation d'un écosystème. Dans le cas présent c'est une chorale narcissique ou clonée selon le point de vue, mais l'effet de répétition n'est il pas aussi une stratégie de la nature : une répétition sans fin du même dont le erreurs et les altération,peu visible en première génération, amène à l'exceptionnelle diversité du vivant... &lt;br /&gt;bravo à ce jeune homme pour cette prestation en tout cas, qui a été vue plus d'un million et demi de fois ! 
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<guid isPermaLink="true">http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2008/10/24/une-revue-philo-et-ecolo-enfin.html</guid>
<title>Une revue philo et ecolo, enfin !</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Fri, 24 Oct 2008 23:24:00 +0200</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://www.wildproject.fr/index2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/00/1629375953.jpg&quot; id=&quot;media-267724&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;WP.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A force de voir nos noms respectifs au fil de nos activités, nous devions bien finir par nous croiser. Baptiste Lanaspeze, éditeur, est un ancien directeur de collection aux éditions Autrement. Philosophe, il s’intéresse à la pensée écologiste depuis une résidence d’un an à Bard College (NY, USA) en 2002. Courageux, il lance simultanément une revue-projet multimédia haut de gamme en qualité intellectuelle et graphique sur le net : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wildproject.fr/index2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wildproject&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;Et une collection de livres spécialisés. Nos collaborations futures sont inévitables !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;WILDPROJECT est un projet éditorial multimédia&lt;/u&gt; consacré à la diffusion et au développement de la pensée écologiste.&lt;br /&gt;Éthique environnementale ou écologie profonde : ces courants de pensée, porteurs de sens, sont encore mal connus, et parfois même suspects. Pour mieux les aborder, il fallait un outil à la fois fiable et accessible, qui permette de positionner les débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;En février 2009, lancement des deux premiers titres de la collection “Domaine sauvage”, &lt;/u&gt;rassemblant les livres fondateurs de la pensée écologiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;RACHEL CARSON, &lt;em&gt;Printemps silencieux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Le livre qui a lancé le mouvement écologiste au début des années 1960, enfin disponible en français.&lt;br /&gt;Préface d’Al Gore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ARNE NÆSS, &lt;em&gt;Vers l’écologie profonde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Le philosophe norvégien, fondateur de la deep ecology, revient sur l’ensemble de sa vie d’homme et de penseur.&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wildproject.fr/CP.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;le communiqué de presse&lt;/a&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2008/10/23/programme-en-cours.html</guid>
<title>programme en cours</title>
<link>http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2008/10/23/programme-en-cours.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 23:10:00 +0200</pubDate>
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Dans la mesure où le travail de conception qui entoure l'écologie et le développement durable est avant tout collectif, voici les programmes.&lt;br /&gt;J'aurai le plaisir de prendre la parole au séminaire naturalité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.naturalite.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion des forêts&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chambéry, 27 au 31 octobre 2008&lt;br /&gt;Le WWF France, Réserves Naturelles de France (RNF), le Cemagref, le Réseau Ecologique Forestier Rhônes-Alpes (REFORA) et le comité Man and Biosphere France (MAB France) organisent, du 27 au 31 octobre 2008 à Chambéry, le colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion des forêts.&lt;br /&gt;Ce colloque fait suite à celui de 2004 sur les &quot;Bois morts et cavités - Une clef pour des forêts vivantes &quot; en étendant son champ d'intérêt à la problématique plus globale de la naturalité en tant que paramètre intégrateur pour l'évaluation du fonctionnement des écosystèmes forestiers,  la qualification des pratiques de gestion qui y sont  développées et la définition des relations entre les sociétés humaines et ces derniers.&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.naturalite.fr/automne_modules_files/pdocs/public/r28_10_programme_complet_bnh08.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/02/1913791560.jpg&quot; id=&quot;media-267181&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Sans titre 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, j'ai coorganisé un séminaire à &lt;a href=&quot;http://www-ihpst.univ-paris1.fr/index.php?lng=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'IHPST &lt;/a&gt;Paris 1 Panthéon Sorbonne qui rassemble l'ensemble des points de vue sur le paysage. Intitutlé &quot;philosophie des sciences du paysage&quot; vous pouvez cliquer sur l'image pour ouvrir le programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/02/700930054.pdf&quot; id=&quot;media-267185&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/00/01/900882072.jpg&quot; id=&quot;media-267183&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Sans titre 1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;PRESENTATION&lt;br /&gt;Selon la formule consacrée, le paysage est la portion de l’espace qui s’offre à la vue. Derrière cette apparente simplicité se trouve une réalité bien plus complexe. La question du paysage se pose en des termes qui relèvent d’une multitude de disciplines scientifiques, techniques et artistiques. C’est en partie de cette pluralité des approches que le séminaire entend rendre compte. L’objectif est de proposer un cadre de réflexion autour de la question du paysage, d’analyser les différences et les similitudes entre les connaissances théoriques et méthodologiques issues d’un large éventail de perspectives et d’en mesurer les influences mutuelles (par exemple : influence de l’écologie sur l’urbanisme). Les séances thématiques du séminaire devraient permettre de cerner les enjeux philosophiques et épistémologiques liées à la problématique du paysage entendue selon les acceptions des différentes disciplines concernées. Ainsi, le « Philosophie » de l'intitulé est générique : il s'agit tout autant d'épistémologie que de méthodologie. De même, le terme de « science du paysage » recouvre un large champ d'activité (écologie, climatologie, géographie, urbanisme, architecture, etc.) dont le séminaire entend se faire l'écho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>L’esprit pionnier</title>
<link>http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2008/10/18/l-esprit-pionnier.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 22:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://omd2.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/00/609475035.JPG&quot; id=&quot;media-264675&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;DSCN5580.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Photogaphie : &lt;a href=&quot;http://omd2.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Olivier Martin Delange&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pris dans la folie du Développement Durable qui m’occupe de A à Z (boulot, vie associative, études, vie personnelle) avec une sorte de sentiment de « mission » je me suis souvenu des propos des générations précédentes. Mes grands-mères disaient préférer avoir été jeunes pendant la guerre plutôt qu’aujourd’hui parce qu’elles avaient eu une Cause à défendre (quelle qu’elle soit d’ailleurs…), la génération ayant jouit de leur jeunesse dans les années 60/70 a porté haut les idéaux et la liberté. Finalement le désenchantement des années 80 (punk) et des années 90 qui ont vu la fin de l’Histoire en quelque sorte (chute du bloc de l’Est) ont été les moins bien lotis. Mais nous, la génération du XXIe siècle, nous sommes celle du changement. L’émergence du développement durable, comme modèle de civilisation, en dehors des clivages et des écueils de la politique, de la religion ou de l’idéologie peut être aussi déterminante que la révolution industrielle, la Renaissance, la chute de l’Empire Romain ou la révolution néolithique ! Ça paraît emphatique, et pourtant, si vous y réfléchissez vraiment… on en est là ! La fin du monde et le renouveau, boucler les cycles biogéochimiques, mondialiser tout en relocalisant… les perspectives donnent le vertige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps pionniers, il ne faut pas tant considérer les incertitudes, la confusion et la diversité des expérimentations, préludes nécessaires, mais l’Esprit du Temps. On retrouve un esprit pionnier et un sentiment de la communauté qui avaient disparus. Simple exemple : le petit monde parisien du développement durable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours eu un instinct de meute et une loyauté qui dépasse mes changements incessants de cadre, je reste fidèle à la mission ! Et au fil des années le noyau dur des acteurs à mon sens majeurs du développement durable se renforce et s’enrichit. D’ailleurs, ce que je trouve fantastique autour de cette mission collective, c’est qu’elle rapproche instinctivement ses défenseurs. Il n’est pas rare qu’un éditeur, artiste, responsable en entreprise ou chercheur me contacte spontanément sur tel ou tel sujet et d’une première collaboration émerge un partenariat de long terme, systématiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les artistes Olivier bien sûr, Olivier L., Claire B., Lydie, Clément, Florent… les responsables Blaise, Alice, Cécilia… les institutionnels Thierry, Guillaume-Olivier, Lauranne… les philosophes et scientifiques Dominique, Pascal, Nathalie, Agathe ou Caroline… les éditeurs Charles, Baptistes ou Raphael… les militants Jaques-O, Sébastien, Laure… les jeunes loups Thomas, Sébastien, Edouard… et les camarades que je n’ai pas encore rencontré et qui pourtant nourrissent avec moi de régulières correspondances via le net… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que le DD est une aventure humaine, plus que tout. Des camarades animés d’une force qui les dépasse autant que moi, mais qui nous tient debout, mobilisés et convaincus, ensembles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naïveté feinte ou utopisme assumé ? Peu m’importe… on avance.&lt;br /&gt;
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<title>Le sentiment du vers</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (----)</author>
<category>l'almanach</category>
<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 22:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://omd2.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/00/02/1950673230.2.JPG&quot; id=&quot;media-263790&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ghj.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;photographie : &lt;a href=&quot;http://omd2.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Olivier Martin Delange&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Ça faisait longtemps que je ne prenais plus le métro quotidiennement, et encore moins aux heures de pointe… avec le changement d’emploi je suis à 9,4 km de chez moi et j’arpente les couloirs du sous sol parisien de bon matin, au milieu du troupeau.&lt;br /&gt;En toutes ces années je ne me suis jamais fais à l’ambiance du métro. La première fois que j’ai eu à affronter ce monde sous-terrain, j’ai eu le sentiment d’être un rat dans les égouts, et j’exagère à peine. La RATP fait des efforts louables et nous n’avons pas à nous plaindre du service assuré, ce moyen de transport reste le plus pratique et l’un des moins polluants, mais il n’en demeure pas moins que question ambiance c’est sinistre !&lt;br /&gt;Ces jours-ci j’ai plutôt la sensation d’être une termite parmi mes pâles semblables qui jamais ne voient la lumière du jour et besogne dans l’ombre, suivant en rang serré de ténébreux tunnels tortueux. Ce qui m’impressionne le plus alors, c’est la foule. Une espèce de masse de corps humains animée d’un même mouvement et qui comme un vers blanc ondule dans son trou… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dimension « foule » compacte m’inquiète. Je sais bien combien il est politiquement incorrect et mal vu de poser le problème noir sur blanc mais bon sang il faut se rendre à l’évidence : 6,5milliards d’humains * teq CO2 au niveau Européen par exemple, c’est mathématiquement invivable. Ainsi, lorsque je lis dans des revues écolo un article contre le planning familial ou la limitation des naissances et la page d’après un article sur les niveaux de pollutions générés par la surpopulation je me demande si le rédacteur en chef a réfléchi deux secondes… à moins que ce ne soit une façon subtile de promouvoir une surpopulation au niveau de vie d’un pays en développement des années 30 ??? ce qui ne me donne pas plus envie… &lt;br /&gt;Quoiqu’il en soit on en reste toujours au même constat : même si la prise de conscience individuelle sur la crise écologique mondiale commence à porter ses fruits, la responsabilité collective n’existe toujours pas comme le montre les politiques natalistes de certains pays ou la mode de faire des enfants dans certains milieux en France. &lt;br /&gt;En faisant un enfant unique à échelle mondiale pendant deux générations, on règle la majeure partie du problème… certes des problèmes économiques majeurs émergeraient alors (retraites etc…) mais qu’est comparé aux questions écologiques qui touchent à la survie ?&lt;br /&gt;Mais non, poser la question de la démographie ça ne se dit pas sans se faire taxer de malthusien ou d’eugéniste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comme le hanneton, insecte que j’affectionne beaucoup ayant des souvenirs de nuit d’été où des nuages entiers de  hannetons volaient frénétiquement en tous sens autour des lampadaires, l’humanité se développe. La phase obscure dure longtemps, mais après avoir chrysalidé, le spécimen adulte révèle un potentiel bien plus raffiné. Vivement qu’on atteigne collectivement une telle étape !&lt;br /&gt;
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