28 août 2008
Second souffle

photographie : Olivier Martin Delange
L’automne montre ses premiers symboles… des arbres dont le feuillage commence à prendre une teinte jaune d’or, les colchiques ou les amarantes en pleines floraisons, et ces chers lys crapauds, naturellement. Pourquoi se berce-t-on de l’illusion que la fin de l’été marque la fin de la vivacité de la nature en Europe ? Pourtant l’automne est un second souffle qui s’achèvera en un flamboyant baroud d’honneur lorsque les forêts parées de feu se résoudront face à la morsure de la bise à quitter leurs feuilles de l’année écoulée.
Au contraire pourtant, s’il est une saison que les humains plus que tout autres devraient apprécier c’est l’automne ! J’y vois quatre raisons au moins :
1. C’est le temps des récoltes. Les fruits et légumes d’automne viennent terminer la saison des produits frais et de la meilleure manière qui soit avec une profusion dont même l’été pourrait être jalouse
2. Période du brame du cerf, on le sait moins, l’automne est aussi la période du rut pour les humains. La raison en est simple : les espèces animales s’arrangent en général pour que les petits naissent lorsque la nourriture est la plus abondante. Reliquat de notre vie sauvage, les taux de testostérone ascendants permettent aussi d’intensifier les activités sportives.
3. Socialement, c’est la rentrée, et j’adore ça ! Surtout quand en plus je change justement d’emploi ! La sensation que quelque chose de nouveau débute, rencontrer de nouveaux camarades, initier tout juste de nouveaux projets de longue haleine… de quoi susciter un supplément de dynamisme efficace, que les hormones permettent aussi de renforcer !
4. C’est l’occasion de se montrer prévoyant ! A l’approche de l’hiver, l’automne est une période propice pour se projeter dans le futur. Si je ne vais pas me mettre à remplir les placards de réserves comme l’aurait fait un écureuil doté d’un corps humain je vais toutefois en profiter pour préparer les plantations en vue du printemps, ramasser les graines pour ce futur et épargner un peu !

Côté jardin, bien embarrassé par la quantité de matière organique dégagée par le nettoyage, et plus encore par l’élagage des arbres, je ne savais plus qu’en faire…
Petite idée du moment : je me suis inspiré par les jardins médiévaux, qui alignaient de très esthétiques espaces rectangulaires surélevés bordés d’une palissade tressée.
Ayant débardé les arbres j’avais suffisamment de matière pour réalisé un rectangle de 6 mètres par deux et d’une hauteur d’un mètre cinquante.
Rempli des déchets verts plus légers, la matière devrait se tasser et se décomposer, assez vite j’espère pour pouvoir planter cet espace et en faire un petit massif… Je peaufinerai à ma prochaine visite, selon l’évolution de la petite structure…
22:05 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : automne, jardin, nature, écologie, rythmes naturels, almanach
17 août 2008
lys crapaud (Tricitris hirta)
Je peux vous dire qu'elle a su se faire attendre celle-ci... mais ça y est, elle fleurie !


Olivier Martin Delange avait remarqué une autre variété de cette espèce (évidemment ses photos sont de bien meilleure qualité :

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13 juin 2008
Les plaisirs coupables

photographie: Olivier Martin Delange
Non, il ne s’agit pas de parler de la gourmandise comme celle de ce papillon en train de se sustenter, peut-être avec délectation, un peu d’anthropomorphisme m’est encore possible.
Une morale chasse l’autre et la liste des pêchés capitaux est modifiée régulièrement.
On pourrait lister les crimes contre l’environnement, les pêchés capitaux du consommateur ou les blasphèmes que la nouvelle langue de bois écologiquement correcte abhorre.
En dépit de l’importance irréfutable des enjeux contemporains, il serait désespérant de tomber dans le moralisme à l’ancienne et qu’une nouvelle chape de plomb remplace l’autre, l’écologie à la place du christianisme par exemple…
Pourtant, il y a des plaisirs coupables… plaisirs que j’ai même choisi de ne pas renouveler en une sorte de carême perpétuel.
En fait il y en a 2 essentiellement : la lumière et la route.
J’ai toujours adoré les road-movies. Sur la route, en rase campagne, quand on enchaîne les kilomètres sur une longue distance au point de ne plus savoir précisément où est ce qu’on se trouve, ça me procure un sentiment des plus grisants. C’est comme un hymne à la liberté.
J’ai toujours fais mes plus longs trajets en tant que passager, puisque je ne conduits pas, et souvent avec mon père. J’ai une confiance aveugle en sa conduite, quand bien même énergique et rapide, et je ne me lasse pas de regarder défiler les heures et les paysages, surtout lorsque je suis sur la route assez longtemps pour voir la lumière du soleil décroître et entrer dans la nuit. Je me souviens en particulier trois voyages, voici le premier, le plus naïf :
Le premier, mon premier long trajet, lorsque j’avais 5 ans. Ma mère était enceinte de 8 mois, et nous partions de mon village natal du Sundgau pour partir vivre à Arras, à 600 Km de là. Cette nuit là fut un déchirement pour nous tous. Quitter la maison familiale, mes grands-parents avec qui je vivais depuis ma naissance, le village, ma langue et ma culture : ça faisait beaucoup. La scène fut des plus théâtrales. Je me souviens avec une acuité incroyable, comme si c’était arrivé hier, de la chambre où je passais la soirée. J’étais dans la chambre à la tapisserie de rosier, au fond à droite. Je gribouillais sur un cahier de coloriage. A défaut d’avoir du papier blanc à disposition pour me libérer de la contrainte des formes pré dessinées, j’ai ensuite opté pour les pages blanches de fin de chapitre du roman policier que ma mère lisait à ce moment là. Ma grand-mère est entrée dans la pièce avec le visage le plus intense qu’il m’ait été donné de lui voir pour m’annoncer qu’il était l’heure : il était minuit exactement. En cette nuit du mois d’août 1986 « Manale » et ses parents devait partir.
Je ne crois pas avoir jamais autant pleuré, sauf peut-être le jour de ma première rentrée des classes un an plus tôt, lorsque dès la première journée je me suis fait virer de l’école tant j’ai été abominable, frappant et cassant tout ce et ceux qui se trouvait dans la pièce...
Lorsque je suis rentrée dans notre vielle voiture bleue claire, je me suis retourné pour regarder la maison disparaître. Je n’avais pas encore eu l’occasion de veiller aussi tard, et je me suis bien rattraper depuis. Mais ce qui m’a alors épaté, c’était le ciel : d’un noir d’ancre, avec une myriade d’étoile d’une blancheur aveuglante. J’avoue que je me suis endormie assez vite ne me réveillant que deux fois : une fois pour faire une pause dans un endroit invraisemblable. Nous étions éloigné de tout, à ce moment là la nuit était noire de jais et nous étions sur une sorte d’aqueduc. Plus tard, il faisait jour, je me suis réveillé alors que nous étions déjà dans le Nord. La première chose que j’ai vue était la vitrine d’une clinique vétérinaire. Je me suis alors senti rassuré : nous avions alors un chien, Pinky, il ne m’aimais pas beaucoup mais je me sentais rassuré de savoir qu’aussi loin de chez moi on prenait soin là aussi de ses animaux.
C’était mon premier trajet reliant Altkirch à Arras via Paris. Le premier d’une très longue série qui m’a initié à la route. Il y a eu des trajets mémorables, un accident une fois, un carambolage dont on a réchappé sans qu’encore aujourd’hui aucun de nous ne sache comment, et des kilomètres sans fin. Le dernier trajet effectué sur cette route, pour déménager en Allemagne cette fois, fut probablement le pire. Malgré toutes ces expériences négatives, les longs trajets marquent les césures biographiques et ont une portée symbolique assez forte pour m’entraîner dans une doucereuse nostalgie.
Maintenant, à chaque tour de roue je pense au CO2, NOx, SO2, PM etc…dont je suis complice… du coup je prend le TGV…entre le nucléaire et le changement climatique j’ai fait mon choix.
23:47 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : routes, voyage, écologie, environnement, développement durable
08 juin 2008
sortie librairie

photographie : Olivier Martin Delange
Écologie = XUne nouvelle équation des savoirs
n° spécial de la revue Labyrinthe est disponible ce jour.
150 p rédigées à 10...
Charles RUELLE et Frédéric NEYRAT
Introduction
Glen LOVE
L’écocritique et la science : vers une consilience ?
François DUBAN
De Frederick J. Turner à Donald Worster : l’écologie dans la New Western History aux États-Unis
François JARRIGE
Les nouveaux récits de la « Révolution industrielle »
Loïc FEL
Vers une notion écologique du paysage
Julien DELORD
La recherche écologique à l’épreuve de la philosophie de l’environnement
Bérengère HURAND
Quelle éthique pour l’écologie ? La théorie à l’épreuve du bon sens
Frédéric NEYRAT
Écologistes, encore un effort pour devenir antihumanistes
voir la présentation : ICI numéro spécial écologie
Disponible sur Internet et de nombreuses librairies (Compagnie etc... liste des librairies)
22:35 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue, philosophie, environnement, nature, écologie, articles scientifiques, revues spécialisée
15 mai 2008
pour info : soutenance de thèse
La thèse a été soutenu le 14 mai : mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité…
Je compte enchaîner sur un post-doc…
Pour les courageux le texte de la présentation faite le 14 mai :
Présentation de Thèse 14052008.doc
23:50 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 mai 2008
nouvel ami

une nouvelle variété de kuhli pour mon groupe. Transparent
11:55 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 avril 2008
campagne de sensibilisation
21:32 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 avril 2008
Les tant attendues
Les floraisons commencent. Cette année j’ai du mal à être patient et j’ai vraiment hâte de voir fleurir les espèces que j’ai choisi cette année. En attendant quelques classiques me permettent de patienter :

floristan alba

Composition sur bord de fenêtre avec clématites, renoncules, vipérine, pensée, myosotis et floristan alba.

Promesse de clématites :


21:50 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins, fenêtre, fleurs, printemps, floraison
15 avril 2008
Illustre inconnu…

On m’a offert de nouveaux amis sans le nom de l’espèce… hélas je ne parviens pas à les identifier dans les ouvrages que j’ai sous la main… si quelqu’un connaît le nom de ce poisson transparent de deux centimètres…

18:59 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 avril 2008
Innovation pour végétaliser responsable

photographie : Olivier Martin Delange
Ami végétaliseurs, des pots ayants les caractéristiques des contenants en plastique mais qui sont biodégradables et qui nourrissent les pantes sont disponibles !
Spécialisé dans la transformation industrielle des matières végétales, un centre de recherche de Poitiers a créé un pot en végétal entièrement biodégradable et qui nourrit la plante. L’entreprise Valagro, plate-forme de recherche et développement a mis au point ce produit.
Une colle issue du végétal permet de fixer entre eux les grains de la farine obtenue en mélangeant blé, maïs et citron et des aditifs, venant du végétal, qui vont augmenter la biodégradabilité et favoriser la croissance de la plante. L'ensemble est ensuite porté à haute température puis moulé.
Les premiers pots de ce nouveau genre seront disponibles dans le commerce cet automne. Actuellement fabriqués aux Pays-Bas, seul pays européen à posséder le matériel de transformation nécessaire, les pots pourraient être prochainement transformés près de Poitiers, avec à la clé la création d'une centaine d'emplois.
Seuls bémols : en attendant ces pots sont donc transportés… et le procédé de fabrication réclame aussi une certaine quantité d’énergie… espérons qu’il s’agit d’énergie renouvelable…
Pour les amateur de débat complexe on peu se poser la question cornélienne sur l’usage de matériaux qui font concurrence à l’usage alimentaire… ça où continuer à utiliser des matériaux issus de la pétrochimie…

13:45 Publié dans l'almanach | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écoconception, écoinnovation, écologie, responsable, environnement, jardin, nature















