28 juin 2009

débat sur la pub

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Petit débat dans un nouveau lieu "développement durable" de Paris avec des professionnels de la pub (publicitaire ou responsable DD) et des anti-pub

découvrir la canalisation :
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présentation du débat :

MARDI 30 JUIN 2009, 19:00, LE COMPTOIR GÉNÉRAL

Dans un système économique où la publicité montre ses limites, à une époque où les consommateurs ne « croient » plus les marques et leurs « bonnes paroles », La CANALISATION rassemble autour d’une table et d’un verre des patrons d’agence publicitaires, des militants anti-pub et des entrepreneurs pour savoir si oui ou non la publicité pollue l’économie.

Ce premier débat de La CANALISATION sera animé par John Paul Lepers, ancien journaliste de CANAL+ et fondateur de la TéléLibre. Il aura lieu le mardi 30 juin à 19h00 au Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes dans le 10ème arrondissement de Paris.

Un apéritif libre sera servi, vodka équitable et dégustation de vins bios.

photographie : www.jameswagner.com

06 juin 2009

Pour que l’Hôtel du Nord change de carte

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Alors qu’il y a quelques semaines à l’occasion du mail DD hebdomadaire je militais contre la consommation de thon rouge je me retrouve un midi avec des collègues à l’Hôtel du Nord, joli cadre un peu surfait au bord du canal Saint-Martin. Et qu’y a-t-il à la carte ? Du thon rouge…
Evidemment je fais un scandale au serveur qui m’assure de son soutien, en ayant déjà fait la remarque à ses patrons. J’ai donc attendu vaillamment que ceux-ci montrent le bout de leur nez…
Quelques minutes plus tard arrive la commandes des deux femmes assises à la table la plus proche de la notre : du thon rouge.
Une fois de plus, tant pis, j’ai été très lourd parlant suffisamment fort pour qu’elles m’entendent expliquer tout le bien que je pense de la consommation de ce poisson.

Lorsque les pouvoirs publics, face à des lobbys puissants, ne prennent pas les décisions qui s’imposent afin de sauver une espèce de l’extinction, c’est aux citoyens de se mobiliser.

Hélas on pense couramment comme Platon que nul n’est méchant par nature, juste ignorant et que les mauvais comportements sont le seul fait de l’ignorance. C’est sur cette idée que se fonde la politique de sensibilisation et de pédagogie que les pouvoirs publics et les ONG déploient depuis des années. Ce qu’ils oublient c’est que l’homme qui a coupé le dernier arbre de l’ile de Pâque savait que c’était le dernier, et que les deux femmes au look très rombières-bourgeoises-parisiennes qui se délectaient du cadavre d’une espèce en plein effondrement savaient très bien ce qu’elles ingurgitaient en piaillant. On touche ici les limites de la liberté.

Alors, afin de ne pas faire le seul pari de la foi inconsidérée en la bonté humaine et la capacité de chaque individu à prendre ses responsabilités vis-à-vis du vivant, ne nous gênons pas pour dire le bien qu’on pense du thon rouge à la carte des établissements qui en vendent encore.

Vous aussi écrivez à l’Hôtel du Nord : hoteldunord.org et n’hésitez pas à signaler les autres lieux qui continuent à vendre cette espèce.

28 mai 2009

la voix d'une enfant

 

Ce discours a une incroyable force, de clarté et de vérité. Je suis étonné qu'il n'ait pas fait plus de bruit à l'époque et les qualités d'oratrice de Severn Cullis-Suzuki, la jeune fille en question, sont incroyables.

Cette vidéo date de Rio où en 1992, un groupe de jeunes de l’organisme ECO pour “Environmental Children’s Organization” ont ét invité à s’exprimer devant les Nations Unis. Severn Cullis-Suzuki, qui a alors 12 ans prend la parole et exhorte les dirigeants à réagir. C’était il y a 16 ans et la situation est encore pire aujourd'hui...

 

27 mai 2009

le crapeau star

 

Après la grenouille de Rainforest Alliance, le crapeau buffle du Prince Charles, on adore !

22 mai 2009

Les hippies vaincront !

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illustration : Laetitia Fel



Personne ne dira qu’il n’y a pas une filiation directe entre le développement durable aujourd’hui et l’immense mouvement culturel des années 60 et 70 de libération des minorités et de défense de la nature.
Nos ancêtres de la cause environnementale et humaine font aujourd’hui partie du mythe ou du kitsch selon le point de vue, pour ma part je les vois comme des précurseurs naïfs mais dont bien des idées guident notre action aujourd’hui.

Je me souviens du commentaire d’un ex-tendance hippy sur la communauté Proudhon. J’habitais alors en collocation à 4 dans un grand appartement à Besançon ambiance très écolo spontanée néo hippy et ce commentateur était surpris que ça fonctionne et considérait que si notre communauté était plus efficace que celles qu’il avait pu observer dans les années 70 c’était parce qu’elle ne se fondait pas sur une idéologie mais sur une mise en commun de problématiques pratiques.

J’observe pour ma part que les valeurs hippies des droits de l’homme et de la liberté sexuelle, de la défense de l’environnement et du flower power sont vécues de même aujourd’hui dans les entreprises en devenant la question de la diversité (qui doit améliorer l’efficacité de l’entreprise), la non-discrimination, la prise en compte des impacts environnementaux (meilleure acceptabilité et meilleure efficacité) et même la prise en compte de la biodiversité en tant qu’actif de l’entreprise (réputation, prévention etc… ).

Les hippies d’aujourd’hui sont des infiltrés qui évoluent en entreprise… et je reste intimement persuadé que c’est comme cela que les valeurs des défenseurs des droits sociaux ou de l’environnement peuvent se voir concrétisées !

Le hippy en cravate, l’aboutissement de 30 de lutte ?

19 mai 2009

les créatifs et le changement climatique

Cette année, pour les Cannes Young Lions les jeunes créatifs qui concourent ont planché sur le changement climatique en imaginant des films pour l’ONG Oxfam. En décembre les négociations post protocole de Kyoto doivent aboutir, c’est le moment incontournable et déterminant pour l’avenir du monde. Tout dépendra du niveau des engagements et de leur valeur contraignante. Afin de montrer que les opinions publiques souhaitent voir ces négociations aboutir à un plan ambitieux, Oxfam déploie une pétition.

Par ailleurs, pour soutenir les jeunes créatifs qui se sont impliqués sur ce sujet, n’hésitez pas à insérer leur vidéo sur vos blogs…

Wake up and sign up !

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08 mai 2009

l'histoire des choses

très bon reportage sur les non sens de l'organisation de notre économies et les défis de développement durable qui nous attendent encore. Heureusement les solutions sont possibles, mais leurs mise en place reste difficile.

Ecrit par Annie Leonard et réalisé par Free Range Studios en 2005 ce film d'animation est le plus pédagogique que j'ai pu voir (merci Line pour cette info). regardez le film d'animation complet :

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12 janvier 2009

Le changement est-il amorcé ?

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photographie : Olivier Martin Delange

Depuis trois ans que l’on observe une inflation du thème du développement durable dans les médias (et pas qu’en France) on est passé du catastrophisme horrifié, au pragmatisme résigné.

Les sujets sont complexes : changement climatique, perte de biodiversité, mondialisation, économie solidaire, gouvernance mondiale etc… et malgré des médias qui ne font pas souvent dans la pédagogie, mais plus dans le sensationnel, malgré des problématiques qui demandent de considérer des données factuelles et des chaines de causalité complexes et non linéaires, le grand public ne semble pas s’être lassé. Il n’y a qu’à regarder les ventes des ouvrages sur le thème.

J’entends même mes proches, parfois éloignés du sujet, me prendre en défaut, enrichir mes réflexions ou proposer d’aller plus loin encore que ce à quoi je songeais. Maintenant on se challenge les uns les autres à longueur de temps et ça deviens vraiment stimulant.

Surtout, et ça c’est le vrai signe de changement, le grand public ne se fait plus avoir par ce qui a l’air écolo et comprend qu’entre un gobelet en plastique ou en carton le choix ne se limite pas à la matière première, mais il faut aussi tenir compte de son origine, de sa fabrication, de son transport et de son devenir. Si est acquise la notion de cycle de vie et l’idée que n’est pas écolo ce qui en à l’air, que tout est relatif à chaque situation, c’est une superbe nouvelle. Cet état d’esprit diffusé au plus grand nombre est une victoire sans conteste de la sensibilisation.

Cela établi, la voie est ouverte pour que des progrès collectifs significatifs soient constatés bientôt. Non ?

21 décembre 2008

Vers une civilisation sinistre ?

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photographie : Olivier Martin Delange

Plus les législations, décrets et revendications s’accumulent, plus je pense à Alexis de Tocqueville et sa prédiction d’une société où on nous épargnerait l’effort de penser.

La liberté d’expression est mise à mal par une censure omni présente avec des tribunaux d’inquisitions modernes institués pour chaque média (télévision, publicité etc…) qui filtrent ce que le public doit ou ne doit pas voir. Le pire à mon sens ce ne sont pas ces institutions dont le principe qui a présidé à leur établissement consistait simplement à éviter des excès inutiles, même si comme toujours une institution dérive de sa mission selon les affinités, l’intelligence de ses membres ou leur faiblesse face aux lobbies. Le pire c’est l’autocensure. Parallèlement à une défection de la religiosité en Occident (encore que ce soit très discutable ces dernières années) on a intégrer une forme de morale tout aussi stricte et pernicieuse sous couvert de scientisme. L’une de ses principales valeurs est d’imposer à tous le même modèle, sans variation possible : être « libre », consommer et durer. Durer, signifie ici vivre le plus longtemps possible, un peu comme la tendance à l’immortalité revendiquée par les cellules cancéreuses quand les autre cellules du corps continuent à jouer le jeu du renouvellement des générations. Pour assurer une durée de vie sans considération de sa qualité, on met sur pied la société du risque zéro.

Le refus du risque, c’est refuser l’innovation, la progression et l’avancée, mais aussi l’expérimentation individuelle, la découverte et l’expression de soi. C’est nier la responsabilité individuelle, la liberté, notre autonomie et notre capacité à décidé pour soi même. On impose le bien aux nations sous couvert d’excès de bonne moralité (Irak) comme aux individus.

Un des derniers exemples en date est relatif à la chasse aux sorcières faite aux fumeurs. S’il est naturel de demander aux uns et aux autres d’éviter de faire bénéficier à l’autre camp des conséquences de son comportement individuel, il y a des limites aux interdictions. Non contents de les avoir boutés hors des lieux publics, les bien-pensants protecteurs de la santé de tous cherchent maintenant à les évincer de leur dernier refuge : les terrasses de café. On perd le sens commun ! Comme d’habitude, le débat se décline en relevés scientifiques et en listing de chiffres à n’en plus finir. Cet hermétisme et ce scientisme chronique ne sert qu’à empêcher de penser et de considérer les significations de ce que les chasseurs de fumeurs demandent : le refus de la liberté individuelle et l’institutionnalisation d’une société bien-pensante.

Depuis le 1er janvier, il est interdit de fumer dans les bars, cafés et restaurants. Mais il reste possible de fumer en terrasse si celle-ci est "à l'air libre" ou "intégralement ouverte en façade frontale, si elle dispose d'un toit ou d'un auvent" ou encore est "close des trois côtés, mais sans toit ni auvent". Ce compromis me semble largement suffisant, et évidemment qu’un peu de fumer entre dans l’établissement. Et alors ? La différence est déjà énorme par rapport à la situation précédente ou fumeurs et non fumeurs se retrouvaient dans le même volume d’air. Personne ne souffle mot pour la pollution urbaine qui entre dans les établissements (pollution des voitures et autres) et personne ne prend en compte la nocivité de l’air intérieur (accumulation des polluants par manque d’aération, polluants issus des peintures et colles etc…) si les nouveaux hygiénistes scientistes étaient cohérents ils resteraient dehors et feraient interdire les plafonds ! Mais cette façade scientiste s’effrite dès lors qu’on comprend que la différence entre la fumée de cigarette et la pollution générale de l’air ambiant c’est qu’elle se voit ! On pousse le ridicule jusqu’à interdire de fumer sur des quais de gare ouverts aux quatre vents. De qui se moque-t-on ?

"Il faut cesser de faire la chasse aux fumeurs", réagit Didier Chenet, président du syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat). "Les terrasses restent les derniers lieux de convivialité où fumeurs et non fumeurs peuvent se rencontrer, il est de notre devoir de les maintenir en l'état". La convivialité est le mot juste.

Ce qui me chagrine le plus, ce n’est pas les revendications castratrices des anti-tabac mais celles des écologistes qui eux aussi ont pris en grippe ces terrasses. Les écologistes voient dans les chauffe-terrasses une source de "gaspillage énergétique considérable". Encore une fois c’est mal poser le problème. Effectivement, des systèmes de chauffages idiots, émetteurs de gaz à effet de serre et non optimisés sont une aberration dans un contexte ou il est de notre devoir collectif de faire des efforts contre le changement climatique et une terrasse non chauffées ne me gène pas, mais c’est avant tout une question de choix technologique. On peut très bien imaginer des systèmes économes en énergie et surtout alimentés sans émissions de gaz à effet de serre.

Par ailleurs il faut garder le sens des proportions : "Les chauffe-terrasses dégagent l'équivalent de 229 kg de CO2 par an (...) alors que les écrans plasma diffusent 400 kg de CO2 par an" et "il se vend plus d'un million d'écrans plasma par an contre seulement 25.000 chauffe-terrasses sur la même période" d’après Didier Chenet. Se concentrer sur les chauffes-terrasses, c’est perdre le sens des priorités. C’est comme si on passait son temps à éteindre un feu de cheminé d’un bâtiment isolé pendant que toute l’agglomération urbaine brule librement. Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’en préoccuper, mais simplement avoir le sens des urgences.

« Jouir sans entrave », comme si le cri de liberté des années soixante se muait en un écho tyrannique et totalitaire. Merci à la génération de mes grands-parents pour avoir mis sur pied le monde du changement climatique et de la sixième grande extinction, et merci les parents pour avoir mis sur pied un monde ironiquement encore plus policé sous couvert de réclamer l’inverse. Quel sera le crime de la mienne ?

17 décembre 2008

Les animaux égaux devant la loi ?

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photographie : Olivier Martin Delange

Après l’interdiction des bocaux ronds pour accueillir des poissons rouges à Rome, leurs homologues cisalpins peuvent être tranquilles: en Suisse ils ne seront plus éliminés dans les toilettes ou dans le congélateur mais dûment assommés avant d'être tués, aux termes d'une législation de protection des animaux entrée en vigueur le 1er septembre 2008.

La nouvelle "ordonnance" réglemente dans le moindre détail le traitement à réserver aux animaux, qu'ils soient d'élevage, de compagnie ou destinés à des expériences scientifiques, ou sauvages lorsqu'ils vivent dans des cirques, zoos ou vivariums privés.

Les individus de certaines espèces comme les perruches et les hamsters, ne pourront pas être seuls. De même, les lamas, alpagas et yacks devront être en contact avec des congénères tandis que moutons et chèvres devront avoir au moins "un contact visuel avec des congénères". Les porcs auront une douche à leur disposition pour les rafraîchir. Les chevaux devront "avoir des contacts visuel, auditif et olfactif" entre eux tout en ayant la possibilité de s'éviter. Les locaux où ils sont détenus "ne doivent pas comporter d'impasses" et l'utilisation de fil de fer barbelé pour leurs enclos est proscrite.
Une longue annexe à la réglementation précise les surfaces minimales à allouer aux animaux, un éléphant mâle ayant par exemple droit à un box de 30 mètres carrés alors que les femelles devront se contenter de la moitié.

Si cette démarche n’est pas forcément la meilleure voie pour améliorer la condition animale et si elle peut surprendre, il n’en demeure pas moins qu’elle dit deux choses fondamentales sur l’évolution de notre rapport éthique à la nature.

Tout d’abord les animaux sont des personnes légales. On ne va pas jusqu’à dire que les autres animaux ont des droits, la formulation reste timide et attribue plutôt des devoirs aux humains qui les retiennent. Mais on voit bien comment progressivement l’éthique, ou plutôt ici le droit, étend sa protection aux autres espèces.

Ensuite, et c’est probablement là l’avancée la plus significative, cette loi ne fait pas de spécisme ou d’anthropocentrisme mais prend acte des enseignements de l’éthologie. Ainsi, ce qui est recommandé pour assurer un minimum de qualité de vie aux espèces qui ont à faire à nous, ne correspond pas à ce que nous projetons sur leur besoin ou ce que nous imaginons anthropocentriquement comme bon, mais ce qui correspond réellement aux besoins de chaque espèce.

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