04 septembre 2011
STOP MAIL ! la multi pollution
Nous sous-estimons tous le rôle du secteur de l’informatique dans le réchauffement climatique et la dégradation de notre environnement. Le secteur informatique est pourtant un des plus polluants avec 2% des émissions de CO2 d’originehumaine, soit autant que le secteur aéronautique, des consommations de matières premières rares et non renouvelables, des déchets toxiques et complexes qu’il est crucial de gérer convenablement, une logistiques complexes et émissives, des problèmes sociaux et sociétaux inhérents à leur fabrication (main d’œuvre) et leur utilisation (équilibre vie pro / vie perso etc…).
Et tout cela progresse avec l’apparition de nouveaux usages, de nouveaux appareils, …
En effet, on pense rarement par exemple que derrière l’ordinateur se trouvent box, câbles, routeurs, serveurs, climatiseurs, data-centers, imprimantes, qui consomment des quantités folles pour être fabriqués (matières premières, métaux, matières dangereuses, …) et lorsqu’ils sont utilisés, le plus souvent 24/7.
Ainsi selon l’ADEME, 1 mail avec 1 PJ de 1 Mo = 19gr d'équivalent CO2 + 7,5 gr de fer (1 pièce de 1 euros)et cet impact augmente avec :
- le poids des PJ
- le nombre de destinataires
- leur temps de stockage.
Conscient de tout cela, et de notre tendance à envoyer 54 mails avec la terre entière en copie pour fixer une seule réunion je me dis qu’on a un vrai problème.
Exemple avec un de ces fameux échange de mail :
Historique de mail
------ Message transféré
De : directrice générale
Date : Fri, 2 Sep 2011 19:21:08 +0200
À : consultant
Cc : tout le monde
Objet : Re: Présentation
Je ne sais pas non plus...
------ Message
De : consultant
À : tout le monde
J ai perdu le fil, sorry... C est quand le reu ?
------ Message
De : directrice générale
À : tout le monde
Tu me confirmes lundi à 13h ?
------ Message
De : assistante 1
À : tout le monde
Ok
Le 7 à 11h ?
Sorry mais j’ai rien d’autres
------ Message
De : directrice générale
À : tout le monde
Pas possible pour moi après 16h.
------ Message
De : assistante 1
À : tout le monde
Ah ??
Chez directrice 2, elle était prévue à 16h
à 10h impossible
------ Message
De : Directrice générale
À : tout le monde
Je l'avais à 10h…
------ Message
De : directrice 2
À : tout le monde
Après 20 mails pour fixer la réunion, ça tient toujours pour lundi 16h ?
17:32 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mail, impact, environnement, pollution, informatique, réunion, organisation, 19 gr, co2, fer, terres rares, perception, it, écologie, développement durable
30 août 2011
Le monde est conduit par des aveugles
C’est sensé être le plus grand cabinet de conseil au monde. McKinsey compte parmi ses clients 93 des 100 premières entreprises mondiales, ainsi que plus de 50 gouvernements selon Wiki, ou comme ils le disent eux-mêmes : « We are the trusted advisor to the world's leading businesses, governments, and institutions ».
Comme il se doit cette entreprise vise la reproduction sociale avec des effectifs lisses, triés sur le volets et tous issus des mêmes écoles genre MBA commerce… Cette endogamie est probablement la clé de leur réussite auprès de l’oligarchie mondiale, mais aussi certainement la cause de leur réflexion à côté de la plaque !
Afin de valoriser la puissance du jus de cerveaux qu’ils mettent au service de leur clients, nos amis de McKinsey éditent régulièrement un petit opus (assez cher pour le grand public), comme l’un des derniers, le McKinsey Quarterly - Q2 2011, merveilleusement intitulé : « How to grow again », sorte de bréviaire anti-crise sensé montrer comment continuer notre fuite en avant : croissance nourrit par la croissance.
Evidemment les textes expliquent que les cibles prioritaires sont les villes de taille moyenne dans les marchés émergents et la diversité des consommateurs en Chine, en Inde et au Brésil qui peuvent aider les entreprises à saisir les nouvelles opportunités de croissance dont elles ont besoin (besoin ?). L’opus se conclut par les bienfaits de l'utilisation de jeux de guerre comme outil de stratégie d'affaires (ça donne le ton).
Est-il vraiment nécessaire de commenter ?
Quelques points alors :
- pas un mot sur les limites physiques de la croissance ! Je n’imagine pas qu’ils aient pu passer à côté du sujet, le rapport du Club de Rome sur la base des analyses du MIT The limits to growth a été édité en 1972 ! Evidemment qu’on ne peut pas demander aux populations concernées de ne pas améliorer leurs conditions et leur niveau de vie et qu’il y a là opportunité à créer des activités et de la valeur (donc de la croissance) mais pas avec les vielles recettes ! Enfin, l’idée d’un croissance mondiale continue sur le même modèle, telle que défendue encore et toujours dans l’opus de McKinsey est tout simplement une impossibilité physique. Dans une certaine mesure leur analyse et conséquemment les conseils qui en découlent sont malhonnêtes.
- pas une seule seconde ne sont pris en considération les personnes (je veux dire les vraies, parce que bien sur les « carrières », la « main d’œuvre » ou les « consommateurs » sont pris en compte) mais jamais la personne en tant que sujet individuel particulier ou pas même le citoyen. Les humains sont les vecteurs, les agents et les moyens pour la croissance. La croissance apparaît comme la fin ultime, les humains comme moyens dévoués à celle-ci. Tient, lors de leurs parcours prestigieux n’auraient-ils pas loupé l’impératif catégorique : « Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen ». Bien sur la croissance pourrait être un moyen, comme elle l’a été, au service de l’amélioration du bien-être, le commerce au service de la paix etc… mais passé un certain cap, on a bien vue une dissociation ferme entre le bonheur, le développement humain et en face, la sempiternelle croissance telle que calculée jusqu’ici et dont il serait temps de concevoir un modèle de calcul plus pertinent.
- En fait, tous ces manquements peuvent se résumer à un seul et unique tort : une réflexion qui rate l’analyse systémique. Les éléments sont pris en silo, chaque discipline dans son coin. Le monde n’est pas aussi simple avec l’économie d’un côté, la société de l’autre et l’environnement en décor de fond. Enfin l’analyse suit généralement une logique linéaire de cause à effet, mais le monde n’est pas comme cela, chaque action implique des phénomènes de catalyse, rétro action positive ou négative, des externalités inattendues dans d’autres domaines etc… Par exemple quelles implications de la croissance des ces secondes villes de pays émergeant sur les couts des matières premières, l’énergie etc… et les effets rebonds sur les autres secteurs et pays ? Si l’analyse ne suit pas un modèle systémique comment peut-il devenir un outil de prospective et de conseil ? Je me doute bien que je caricature et ces approches doivent exister, de même que la prise en compte du développement durable, mais est-ce central ? Prennent-ils le temps et l’effort correspondant pour l’inclure dans leurs propositions ? Cet opus ne m’en donne pas l’impression.
Et ce sont ces mecs (vu les critères de recrutement m’étonnerait qu’il y ai parité et plus encore diversité) ce sont ces mecs blancs donc, dont la paroles est d’or (et ce n’est pas ici au sens figuré) qui préconisent les politiques et les stratégies mondiales ?
Et ben ça ne risque pas de s’arranger !
19:44 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : analyse, prospective, mckinsey, durable, environnement, croissance, villes moyennes, pays émergeant, relais de croissance, entreprise, how to grow again, citoyen, systémique, principe, catégorique
10 août 2011
Bienvenue dans un monde de vieux !
photo : Olivier Martin Delange
Un immobilier spécial
D’après le Figaro, Kaufman & Broad va livrer ses deux premières résidences services seniors dans le Finistère, les premiers d’une longue série puisque le groupe souhaite en construire dix par an. Cogedim va copier la formule avec un premier projet en banlieue parisienne et la promesse d’en développer dix par an ensuite… même les petits opérateurs deviennent challengers sur le sujet comme Acapace, qui a déjà cinq résidences pour seniors et en promet 20 d’ici 2013.
Ces logements ne sont pas des maisons de retraites et ne sont pas médicalisés, mais adaptés aux personnes âgées, escaliers adaptés, volets roulants électriques ou d'une douche à l'accès aménagé, avec conciergerie, distribution du courrier, espace de détente, pressing, séances de kiné etc…
Une image du monde changée
Et oui, les baby-boomers deviennent papy-boomers. La cible centrale du marketing de masse n’a pas changée, elle a simplement vieillît ! Du coup exit le jeunisme, les média et les pub se tourneront de plus en plus vers cette part majeure la population au fort pouvoir d’achat : les séniors.
Seulement quelles sont les aspirations pour l’avenir de cette génération ? Vont ils bruler jusqu’à la lie le pétrole qui reste pour profiter jusqu’au bout du modèle de vie qu’ils ont toujours connus ? Sous prétexte de promesse de santé les séniors sont les meilleurs acheteurs de bio, mais ce n’est pas pour des raisons environnementales, agés ils se déplacent un peu moins et achete une voiture neuve moins polluante en partant à la retraire, mais concernant le logement par exemple, quel modèle ? Le confort va primer (clim et chauffage) ? Et quand on arrive à la dernière partie de sa vie est ce qu’on a envie d’investir dans des équipement rentable à plus long terme (éolien, solaire, puits canadiens etc…) sans garanti d’en profiter ? J’en doute.
Une génération définitivement tout bénef
Soyons jaloux 5 min et imaginons naitre en 1950. Avec 20 ans en 1970 on arrive sur le marché du travail en pleine trente glorieuses, serein, l’immobilier est accessible, tout semble nouveau, moderne, mieux qu’avant, plus de confort, plus de consommation et sans aucune culpabilité pour l’environnement. Les gens se mariaient et faisaient des enfants plus tôt qu’à la fin du XIXe siècle, le VIH n’est pas encore là, la liberté est partout à l’Ouest. Ensuite la vie s’écoule et malgré les chocs pétroliers des années 70 et la stagflation des années 80, finalement on fait une belle carrière, on amasse de l’argent, de l’immobilier, des enfants, on change de chien tous les 10 ans et de frigo tous les 5 ans… finalement arrive la retraite, plus jeune, à meilleur taux et mieux payée que ceux qui suivront. Reste plus qu’à en profiter.
Et ceux qui viennent après ? Ben ça ne va pas être la même histoire !
Ne leur en voulons pas, à nos séniors, mais s’il y a un public et un seul sur lequel se concentrer en Europe pour pousser vers un développement durable c’est bien les séniors ! Sus au séniors !
Avec un peu de chance on dispose de deux armes absolues pour les faire adhérer à la cause :
1. la nostalgie
Inestimable, avec l’age et la patine du temps l’enfance ressurgit, embellie, et la sobriété des consommateurs que furent nos arrières grands-parents, qui gâchaient moins, polluaient moins et investissaient à plus long terme pourrait être une force à fair revivre.
2. la responsabilité
ben oui, nos séniors ont été complice toute leur vie de l’émergence de ce monde, et responsable mais pas coupable n’exempte pas d’effort pour compenser ! Demandons à nos grands parents le monde qu’ils ont envie de nous laisser et ce qu’il peuvent faire pour cela. (Tiens, ça mériterait une opération spéciale pour la fête des grands-mères !).
16:29 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sénior, développement durable, immobilier, génération, écologie, cause, kaufman & broad, cogedim, acapace, bénéfice, un monde, de vieux
24 janvier 2011
Les grandes ONG : des marques et rien d’autre ?

Finalement, que connaît-on des grandes ONG ? Des actions sur le terrain ? Non : des campagnes de pub ou des événements destinés aux Relations Presse … sans compter les logo des ONG sur des produits d’annonceurs qui cautionnent non pas le produit pour des raisons écolo, mais qui attestent du partenariat de l’entreprise avec l’ONG (des sous). Il s’agit donc là encore d’un travail de communication voire de marketing dans la plupart des cas.
Par exemple, selonle rapport financier du WWF France, sur 2009 / 2010, l'ONG annonce fièrement que plus de 3⁄4 des dépenses sont attribuées aux dépenses opérationnelles des missions sociales de la Fondation.
Ce que ce chiffre masque, c’est qu’une partie des frais généraux (département administration et finances), soit 731 k€, sont réalloués aux missions au prorata des effectifs respectifs.
De même pour les dépenses du service bénévolat, les évènements de sensibilisation (431 K€ dont 31K€ de frais généraux), des dépenses du département Marketing Direct hors charges de personnel, une partie importante d’éducation et sensibilisation, des dépenses du département partenariat entreprises etc…
Alors in fine SVP il reste combien pour les actions concrètes sur le terrain ?????
Finalement le gros du morceau c’est la communication et la communication institutionnelle, donc finalement le gros du métier des ONG c’est d’être un annonceur au service d’une marque, la leur.
C’est encore plus clair sur le site de Greenpeace par exemple où l’activité se traduit en « campagnes ».
Alors certes cette mission de sensibilisation est essentielle, mais in fine seuls les actes comptent quand il s’agit de réalité biologique, physique et chimique. Mais dans ce cas, qui agit ? On s’en parle à longueur de journée, on dit « allons y » et on attend en regardant les situations empirer ????
Je grossi le trait évidemment, et par équité je dois noter par exemple que Greenpeace fait aussi de l’activisme actionnarial : en étant actionnaire d’entreprises comme BP elle peut participer aux AG, proposer des motions et voter. C’est un exemple parmi tant d’autres actions importantes qui font avancer le sujet, mais tout cela manque cruellement d’incarnation par des actions et des réalisations concrètes sur le terrain.
J’ai parfois la triste impression que bcp des professionnels (en entreprises, institutions ou ONG) passent leurs temps à gesticuler et papoter. A chacun d’entre-nous j’ai envi de dire au lieu de combien de bruit avez-vous fait cette année, combien de Teq CO2 évitée directement par vos actions ? Combien de m2 de nature préservé ou revégétalisé ? Je suis en train de faire le compte de mon côté… résultat en mars.
19:11 Publié dans écologie, éthique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ong, action, compte, rapport, wwf, greenpeace, marque, publicité, marketing, greenwashing, pub, environnement, écologie, actions, terrain
02 décembre 2010
Quand vint la nuit
Lorsque de la brique la fumée s’éleva,
Lorsque de la masse la lumière fut,
Lorsque l’espace, replié, disparut,
Lorsque l’hiver finalement cessa,
Alors vint la nuit.
Tandis que le plaisir n’avait de cesse,
Tandis que tout semblait possible,
Tandis que tout était disponible,
Tandis que chantait l’allégresse,
Alors vint la nuit.
Pourtant l’oracle avait prêché,
Pourtant la réserve était vide,
Pourtant le sol était aride,
Pourtant l’alarme avait sonné,
Alors vint la nuit.
Mais certains s’étaient levés,
Mais quelques-uns s’ingéniaient,
Mais l’urgence mobilisait,
Mais faute avouée…
Alors vint la nuit.
Oserons-nous oublier le mot frère ?
Oserons-nous accepter la distance ?
Oserons-nous oublier l’abondance ?
Oserons-nous mener cette guerre ?
Alors vint la nuit.
Et ce fut tout.
23:32 Publié dans écologie, éthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17 novembre 2010
Un débat houleux
Focus 4 : Sommes-nous à court de solutions pour préserver la biodiversité ? (Lieu: Marronnier et Saule, Hôtel Ermitage)
Dix ans après la signature de la Convention sur la Biodiversité, les accords et les sommets pour la préservation de la biodiversité se multiplient. Et pourtant, la communauté scientifique s'accorde encore pour dire que la diversité naturelle est en danger. Au sortir de Nagoya et de l'année de la biodiversité, force est de constater que les négociations et moyens traditionnels ne permettent pas d'atteindre les objectifs fixés.Faut-il donner un prix à la variabilité des organismes pour la préserver et traiter nos écosystèmes comme une ressource économique ? Ou au contraire faut-il changer notre rapport à la nature et notre philosophie de vie pour considérer la nature comme partie intégrante de notre vie ? Les instruments classiques peuvent-il sauvegarder la biodiversité?
• Franz Kaston Florez, Président de la Fondation Nativa, Colombie
• Bruno Lhoste, Vice-Président Entreprises - Orée et Directeur Général - Inddigo, France
• Joseph Serra, Représentant des Unions Bouddhistes de France et d'Europe, France
• Manuel Tuanama Fasabia , Représentant de la communauté Kechwa d’Anaq Shamboyacu, Pérou
Modérateur: Didier Adès, Journaliste et Membre du Conseil d'Administration - Press club de France, France
_______
commentaires :
parfois les débats tiennent bcp de leur animateur. El l'occurence un journaliste qui pousse bcp les questions autour de la question Nord-Sud dans un état d'esprit qu'on hésite à qualifiée avec questions du type "mais comment faire avec tous nos frères du Sud qui veulent des climatiseurs" ou la prise de modèle de Swatch qui sauve l'horlogerie en Suisse pour sauver la biodiversité dans le monde (j'ai du louper une étape du raisonnement).
Heureusement les intervenants ayant une expérience sur le terrain avaient un témoignage réaliste mais positif à apporter sur les initiatives portées dnas leur pays respectifs par des individus ou des peuples locaux qui ne sont jamais dans un discours diabolisants ou de confrontation mais pragmatique, collaboratif et de solution. C'est l'attitude sur laquelle on voudra rester.
Heureusement Orée et le patron de Ramsar également présent on insister sur les évolutions en cours, notemment dans le monde des entreprises et sur les actions concrètes qui se déploies pour préserver la biodiversité tout en maintenant l'activité. On songera à LU et les champs de la biodiversité, on pensera à evian et le transfert de compétence sur le protection des zones humides avec les écoles de l'eau etc...
On notera l'inexplicable présence du représentant des boudhistes...
Je n'en ai pas eu l'occasion mais j'aurai voulu dire à Monsieur Ades que oui l'équation comprend le nombre total d'individus et la pollution par individu, mais pourquoi penser toujours tout noir ou tout blanc ? Evidemment ces deux points doivent être pris en compte, avec respect, intelligence et humanité, mais ce n'est pas parce qu'une société humaine se développe qu'elle le fait nécessairement dans l'opposition. D'une part il ne s'agit pas de cristaliser une opposition Nord/Sud mais en plus un développement d'activité et d'économie sur un territoire n'est pas nécessairement contre ce territoire naturel !
du débat ressortait nettement l'idée que l'allocation d'un sol à une activité est une loi absolue et qu'il ne peut s'agir que d'une activité. Pourtant la nature s'en contre fiche de cette logique et ne fonctionne pas de cette manière : un même territoire peut être une zone de production agricole tout en acceuillant de l'habitat, de la protection de zone humide et de source, de la capture de cO2 et de l'acceuil de biodiversité. Une ville elle-même peut intégrer ce modèle symbiotique.
Si on doit changer de mentalité pour sauver la biodiversité il faut sortir de l'archaisme du monocausalisme et de la causalité linéraire, sortir des représentations humaines pour appréhender la nature du point de vue concret, quasi physiologique, un point de vue écologique qui nous enseigne que la meilleur adaptation est la symbiose. Sortons de l'opposition comme préjugé !
21:07 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ateliers de la terre, 2010, evian, biodiversité, mentalité, nature, écologie, représentation
16 novembre 2010
L’écosalon, parce qu’il faut aller plus loin !
Si le développement durable en entreprise s’est institué comme une direction et s’accompagne de mises en œuvre plus ou moins fortes dans les entreprises cotées depuis la loi NRE, c’est loin d’être le cas des TPE et en particulier pour les métiers de l’artisanat.
Le développement durable ne prenant sens qu’incarné dans des démarches concrètes et de proximité, ce n’est pas en restant enfermé dans un bureau dans une holding qu’on fait le plus directement avancer les choses. Les deux sont complémentaires mais nous avions besoin d’aller sur le terrain.
C’est pourquoi est né le projet d’Olivier, un salon de coiffure qui met en œuvre les préceptes du développement durable. Cette profession en a particulièrement besoin puisque l’expertise du développement durable en est grandement absente et que la plupart des démarches que nous avons pu observer jusqu’ici restaient à la surface des choses et relevaient du greenwashing. Cet état de fait n’est pas à attribuer à une mauvaise volonté mais, d’une part au manque de compétence sur le sujet dans la profession, et plus encore aux besoins d’investissements que représente une telle démarche et le manque d’accès aux fonds pour démarrer une TPE.
Pour y remédier est né l’écosalon avec Olivier à la barre qui s’emploie chaque jour à proposer un moment aussi bien plus agréable chez le coiffeur que plus responsable.
Le groupe facebook du salon : ICI
Eco en quoi ?
La coiffure conventionnelle expose ses clients et ses salariés à des produits chimiques et des habitudes de consommations (eau, énergie, matière premières) potentiellement aussi agressifs pour les cheveux que pour l’environnement et la santé.
Heureusement des alternatives efficaces existent qu’Olivier Delange, l’écosalon met en œuvre. Avec des produits écolabellisés, comme les gammes bio (coloration, shampoing, soins et coiffant), des produits d’entretien pour le salon adaptés, des sèche-cheveux plus performants ou encore des LED (qui consomment moins) pour l’éclairage, tout est mis en œuvre afin de réconcilier le service de la coiffure avec la délicatesse des cheveux et de l’environnement naturel.
Olivier Delange
En ayant exercé non seulement en salon mais aussi pour le studio Harcourt, pour les po¬diums des grandes marques de luxe ou pour les médias, Olivier Delange apporte son expertise et son exigence. Il sait utiliser les produits et techniques adaptés pour plus de durabilité, de qualité, le tout en respectant l’environnement et dans une atmosphère à son image: humaine, à l’écoute et conviviale.
Et le prix ?
Toujours dans un souci de développement durable, il n’est pas utile, sous prétexte d’être haut de gamme et d’utiliser les produits les plus naturels, d’afficher des prix excluant. La qualité et le bien être priment.
METRO CONVENTION
Ligne 12

20:34 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon de coiffure, nature, coiffure, esthétique, paris, bio, produit, coiffant, coiffeur, ecosalon, l'écosalon, eco-salon, éco salon
13 novembre 2010
S’initier à la biodiversité
Alors que LU déploie un programme ambitieux avec ses agriculteurs partenaires pour une culture du blé respectueuse de la biodiversité, un programme qui croit depuis 3 ans en nombre d’hectares concernés et en nombre de mesures prises (voir le site LU) Il restait un soucis clé pour partager cette démarche : la biodiversité est un sujet que connaissent encore assez mal la plupart d’entre-nous.
Alors que nous sommes de plus en plus urbains et éloignés du contact direct à la nature, que la culture scientifique est en berne et que la plupart d’entre nous pense que les bouvreuils pivoine femelles et mâles sont des espèces différentes ou que les phasmes ne vivent pas en France etc… il paraît bien difficile d’aller jusqu’à expliquer que la biodiversité n’est pas simplement la liste des espèces, mais aussi la diversité des écosystèmes et la diversité génétique au sein de mêmes espèces…
Ce sujet passionnant mais monumental, essentiel parce qu’il fait que nous sommes vivant, méritait d’être présenté sous un angle plus efficace qu’une leçon scolaire ou un reportage dramatisant.
De même, en toute transparence, il est remarquable que LU présente sa démarche en donnant les clé d’une ferme virtuelle au joueur pour qu’il fasse ses propres choix et expérimente les conséquences sur la biodiversité, mais aussi sur la production du blé, des différents choix de pratiques agricoles qu’il fera.
Amusant, « trop mignon » et pourtant rigoureux, ce jeu qui nous a mobilisé pendant des mois trois entreprises est maintenant gratuitement mis à la disposition de tout un chacun pour s’initier à la biodiversité.
Jouez ICI
Et même les communicants apprécient avec trois étoiles dans CB News :

16:38 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 juillet 2010
Criminalité ordinaire
Fée du logis ou horrible sorcière ? Et bien ce ne sont que les deux faces du même Janus. Et c’est un monstre ordinaire : les femmes et les hommes qui au quotidien font le ménage en choisissant les produits les plus efficaces, les plus concentrés, les plus corrosifs… les plus toxiques…
Dans la mesure où les impacts ne sont pas immédiatement perçus, on fait peu les liens de cause à effet entre les pollutions chimiques et la biodiversité.
En raccourcissant cette chaine à l’image, le procédé publicitaire permet de sensibiliser efficacement à cette vérité.
Ainsi l’extraction des matières premières et les procédés de l’industrie chimique qui fabrique ces produits, leur nocivité, la fabrication et le traitement des emballages et enfin leur épuration ou non avec les eaux usées sont autant de facteurs d’impact invisibles lors du seul moment où nous sommes en contact avec ces produits : leur utilisation.
Si la marque Australienne vantée ici n’existe pas en France, des alternatives nous sont accessibles. Alors n’hésitons pas !
16:03 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crime, criminalité, écologie, environnement, nature, produits, ménage, entretien, tuer
26 mai 2010
De la science participative
photographie : Olivier Martin Delange
Après la démocratie participative, c’est la science qui s’y met !
Bien évidemment il ne s’agit pas de mutualiser et soumettre au vote les hypothèses scientifiques, ce serait le comble ! Mais les observations, elles, peuvent être le fait de tout un chacun.
Evidemment les erreurs, intentionnelles ou non, restent possibles, mais en s’appuyant sur la diffusion des nouvelles technologies dans la population française (photo + Internet) il est possible de réduire le risque (la preuve par l’image) et de donner des conseils.
Si l’idée est très sympathique, avec d’une part l’appropriation des problématiques écologiques par chacun, et d’autre part la constitution d’un réseau d’observation potentiellement immense, à l’instar du calcul de l’indice SCOTT, on peut quand même remarquer qu’un phénomène de mode n’y est pas étranger au vu de la multiplication des projets de ce type dont voici un résumé :

Le premier, celui dont le succès inspire ses déclinaisons sur d’autres espèces ou écosystèmes a été lancé 21 mars 2006 : l’Observatoire des Papillons des Jardins (OPJ) du MNHN en partenariat avec l'association Noé Conservation, la Fondation Nicolas Hulot et avec le soutien de la Fondation d'entreprise Veolia Environnement, de la Fondation Ensemble et de l'entreprise Gamm vert. Avec pour objectif de rassembler puis d’analyser les observations collectées dans les jardins par les observateurs participants, ce projet met le doigt sur une biodiversité sympathique aux yeux du grand public, une clé de succès que n’aurait pas eu l’observatoire d’autres familles d’insectes…
Depuis peu, le SPIPOLL a pour but de collecter des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et floricoles en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine grâce aux observations des internautes.
Enfin, le succès de ces opérations n’a pas échappé à la mairie de Paris qui dans le cadre de l’élaboration de son Plan de préservation et de renforcement de la biodiversité propose de participer à des enquêtes sur la faune et la flore urbaine avec une carte interactive à compléter de ses observations de plantes et d’oiseaux.
Ce dernier projet aborde un sujet autrement plus complexe de la conservation de la biodiversité en ville où la population urbaine, souvent totalement déconnecté de la nature, ne cessera de me surprendre. Rien que cette semaine une voisine a dit vouloir inonder son jardin d’insecticide afin de se débarrasser de « ces sales abeilles » et j’en passe…
Il y a encore du chemin…
19:09 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : observatoire, biodiversité, nature, environnement, écologie, spipoll, paris, participative, science, amateur, observation, réseau


















