13 juin 2009

ocean, nouveaux débats...

11 juin 2009

sans commentaire

25 mai 2009

Incontournables !

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Les éditions Wildproject, fondées par notre ami Baptiste Lanaspeze viennent de naître en librairie avec la sortie de deux livres en français, et pas n’importe lesquels !
Cette collection, "Domaine sauvage", se présente en de beaux objets avec les deux titres suivants, fondateurs de l’écologie :

PRINTEMPS SILENCIEUX de Rachel Carson avec une introduction d'Al Gore

Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, dans le cadre d’une analyse écologique claire et aisée à lire, Printemps silencieux a entraîné l’interdiction du DDT aux Etats-Unis, a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste et la création de l'Environmental Protection Agency (EPA), rien que ça !

VERS L’ECOLOGIE PROFONDE d’Arne Næss (avec David Rothenberg)
Arne Næss a fondé l’écologie profonde, exposée dans cet ouvrage. Encore mal vue dans certains milieux, cette vision est pourtant d’une portée intellectuelle et d’une profondeur sans pareil.

Il n’est pas envisageable de se prétendre écologiste sans avoir lu ces deux ouvrages, tout simplement.

Pour les acheter :
ICI

Côté potins :
Le lancement de ces livres a eu lieu ce soir dans la résidence de l’ambassadeur de Norvège, en hommage à Arne Næss, décédé cette année. Saluons au passage l’ouverture d’esprit de l’ambassade royale de Norvège à Paris qui a accueillit cet événement pour une théorie philosophique que les milieux intellectuels français conservateurs gardent en travers de la gorge.
Etaient là les plus écolos des jeunes philosophes français (entre amis en sommes), paysagistes et autres professionnels liés à ces problématiques, quelques figures plus anciennes également.
La chaleur étouffante de cette fin de journée aux températures dignes de ce changement climatique en cours donnait le ton.
Après les lustres de ce lieu très bien conservé et chaleureux nous sommes passé devant le Virgin des Champs Élysées, à quelque pas et nous avons vu un jeune groupe de rock qui se produisait dans l’enceinte du magazin. Tonitruant brouhaha de quelques garçons tout juste post pubères avec une bonne tête de premier de la classe du XVIe… très représentatifs de la génération décrite dans le film Lol. Tout ce que je déteste…
Le contraste d’une ambiance à l’autre était saisissant, bien content de rentrer m’occuper de mes plantes, phasmes et poissons.

18 mai 2009

La seule vraie richesse : des terres

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photographie : Olivier Martin Delange



Après une offensive discrète pour louer des terres au Kazakhstan, la Chine lorgne les terres russes inexploitées. En effet la Chine, comme beaucoup d’autres pays, souffre d'une pénurie de terres cultivables,

L'Arabie saoudite vise une autosuffisance alimentaire délocalisée, les îles les plus basses comme les Maldives, achètent des terres ailleurs (en Inde en l’occurrence) afin de pouvoir s’installer quelque part une fois que les eaux auront englouti leur pays,
Les sans terre, les indiens chassés de leur espace historique, la concurrence d’usage des territoires (urbanisme, industrie, agriculture, vie sauvage) etc…
La terre est trop petite pour notre nombre et notre mode de vie, ça on le sait, mais ce qui ne semble pas encore très bien compris c’est que par voie de conséquence, le bien le plus précieux sur Terre : c’est la terre !

Finalement, acheter des terrains agricoles pour gérer durablement une production alimentaire, sans empêcher la biodiversité de se développer sur le même site me semble la meilleure dépense à faire !

Pour tout ceux qui n’ont  pas de terrain, les espaces à coloniser ne manquent pas : regardez Paris… toutes ces fenêtres, ces balcons et ces toits à perte de vue qui ne demandent qu’à être végétalisés ! Avec la verticalité, au pro rata des m2 au sol on peut dépasser la productivité en biomasse d’une prairie de même surface par exemple… les plantes locales adaptées, les insectes et les oiseaux sont susceptibles d’en bénéficier tout autant que l’opérateur de distribution d’eau potable de la commune… Dans la mesure où ces dernières années les consommations d’eau ont baissées significativement en France, ce « caprice » de végétalisation général » avec des plantes pas trop gourmande serait acceptable du poids de vue de la ressource en eau, et bénéfique à tout point de vue par ailleurs…

05 mai 2009

multivalorisation de la forêt

retour sur le colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité. Pour inspirer la gestion des forêts. organisé par le WWF où j'ai pu intervenir :

04 mai 2009

De la pensée négative

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photographie : Olivier Martin Delange

Si je prends en considération les exemples que je connais des meilleurs programmes de développement durable qui soient, systématiquement, le bénéfice économique est positif, le bénéfice social l’est très souvent, l’amélioration des principes de gouvernance également, mais le bilan environnemental : JAMAIS ! Il est juste moins grave que dans un projet sans ambition « développement durable ».
Lorsque je pense à des améliorations positives de l’environnement, comme la restauration végétale des berges, les boisements ou les roselières, il s’agit toujours du retrait des activités humaines au bénéfice de la nature. Quoi ? Nous ne serions pas capable d’entreprendre la moindre activité sans impacts négatifs sur l’environnement ? Pour le volet environnemental du développement durable, sommes-nous condamné à la logique du moindre mal ?

Pour les projets d’aménagement, les améliorations technologiques ou le développement d’activités, il s’agit toujours de limiter l’impact environnemental des activités humaines relativement aux pollutions diverses, les gaz à effet de serre ou l’érosion de la biodiversité, mais jamais il ne s’agit d’apporter une amélioration ou un plus à l’environnement.

Sommes-nous incapable de concevoir notre rapport à l’environnement autrement que dans la négativité et par opposition plutôt que positivement et par intégration ? Je n’ai pas de réponse, je n’ai pas d’exemple, mais ce point me semble essentiel à souligner pour comprendre et repenser notre rapport à l’environnement.

A vos réflexions.

02 mai 2009

Global Warming: When you feel it, it's already too late

la dure loi de la nature...

http://www.xgenstudios.com/play/fishy

13 mars 2009

Derrière la facade

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photographie : Olivier Martin Delange

On parle souvent du marché immobilier qui a atteint des sommets, surtout à Paris, et on en parle d’autant plus en cette période de crise. On critique la démesure des prix, en les comparants aux salaires et aux capacités de financement des ménages.
Ce qu’on dit moins c’est que le prix n’est pas corrélé à la qualité, mais principalement à la localisation et à la superficie.
Ainsi, des ruines à Paris coûtent monstrueusement plus chères que dans bien des villes d’autres régions françaises et pour une superficie moindre !
En fait, l’envolée, somme toute spéculative, des prix de l’immobilier parisien est inversement proportionnelle à la qualité de l’habitat.
Pour être franc, il faut bien reconnaître que Paris tombe en ruine et les niveaux de prix actuels ne permettront pas d’améliorer la décrépitude de la ville.

Prenons un luxueux appartement rue Saint-Louis-en-l-ile par exemple. Niché sur une île de la Seine, en plein cœur de Paris dans un bâtiment historique, avec une vue splendide sur les quartiers les plus agréables de la capitale vous vireriez dans une ruine…

Taux d’humidité et infiltration maximale, vieux immeuble abimé dont plus un mur ou plancher n’est droit, enfoncé dans un sol meuble, constitué artificiellement par la réunion de plusieurs petits ilots que les flots de la Seine visent à éroder et modifier au fil des crues. De plus, vous viveriez dans une passoire énergétique quasi impossible à rattraper ou à isoler, avec des factures de consommation d’énergie à la hauteur de la dépense somptuaire que représente l’acquisition d’un tel bien immobilier.
Aussi, cette inversion de valeur entre le consentement à payer, la forte demande, et la qualité objective du bien immobilier en question n’est elle pas des plus risibles ?

Et bien tant que nos comportements collectifs sur les marchés seront aussi irrationnel je vois difficilement comment nous parviendrons à concrétiser les vaste projets du Grenelle Environnement sur l’amélioration du parc immobilier et de l’habitat en particulier.

22 février 2009

Du monde vécu

Ménagerie et Jardin des Plantes (65).JPG

photographie : Olivier Martin Delange

Il y a des moments où on est bien obligé de se rendre à l’évidence. Rien de ce que nous faisons n’est parfaitement rationnel et ad hoc. Chacun de nos choix sont le résultat d’une histoire. Trop souvent dans l’Histoire, des idéologies, philosophies ou religions sont parties de l’humanité telle qu’elle devrait être plutôt que des hommes et des femmes tels qu’ils sont. Cette erreur initiale a déjà couté cher et je crois que c’est là la différence entre un développement durable et l’écologie profonde.
Si je suis sensible aux arguments de la deep ecology, si je peux paraître radical et si je tenterais toujours de défendre la vie et les intérêts de la biodiversité je ne me fais aucune illusion sur l’acceptabilité du changement et la façon dont il est réaliste ou ne l’est pas. Ce n’est pas composer avec sa conscience ou faire des concessions, au contraire, c’est faire preuve de pragmatisme et donc favoriser l’efficacité. Mieux vaut de petites victoires et persévérer que des grands échecs… Le but reste commun à tous les écologistes, défenseurs de l’environnement ou tenant du développement durable, mais la méthode diffère.
Si les démarches de développement durable incluent les facteurs humains et économiques ce n’est pas un hasard et ce n’est pas non plus en faveur de l’un plus que de l’autre de ces aspects. Il s’agit au contraire d’être réaliste et de comprendre que comme l’écologie scientifique nous l’apprend tout est inclus dans un système commun et nous ne pouvons pas traiter les questions séparément sans générer des effets pervers ou des incohérences.
Afin que notre environnement naturel puisse être sauvé ou même, je l’espère, amélioré, cela ne peut pas se faire sans y affecter les moyens nécessaires et en promouvoir les bénéfices pour l’aspect économique et cela ne peut radicalement pas se faire sans la participation et l’assentiment des 6.7 milliards d’humains qui quadrillent la planète.

Au risque d’être cynique et pour aller jusqu’au bout du raisonnement oui il y a un risque d’échec, évidemment, mais la vie ne s’arrêtera pas. Même dans le pire des scénarios, le pire des cataclysmes environnementaux la planète changerait beaucoup et mettrait longtemps à retrouver la même vitalité, sans humains pour le coup, mais l’humanité n’a pas la capacité de détruire la vie. Par contre détruire la majeur partie de la biodiversité actuelle oui.

Ceci posé, tentons le coup avec pragmatisme parce que ce n’est que si le développement durable est une aventure humaine que nous parviendrons à avancer.

Pour ma part, c’est aussi partager au quotidien une expérience de vie, avec ma famille et mes collègues bien sûr, mais surtout un questionnement et une remise en cause permanente avec Olivier avec qui construire une réflexion commune sur l’environnement, notre expérience de celui-ci, et la place de nos aventures personnelles dans « le grand tout lié » comme dirait notre modèle Alexandre de Humboldt…

Dans ce contexte on ne peut pas négliger ni même sous estimer l’importance de l’expérience esthétique de la nature, et confronter le regard d’esthète et la sensibilité de la démarche d’Olivier en l’occurrence avec mes habitudes d’interrogation permanente de philosophe. C’est une aventure passionnante, alors vivement ce printemps et la disparition de tout les maux de cet hiver difficile pour que nous reprenions le chemin de la forêt ensemble et pour que nous dissertions dans notre environnement naturel.

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