23 octobre 2009
Cherchez la petite bête : le jeu commence
photographie : Olivier Martin Delange
ETAT D’ESPRIT
Une des difficultés du développement durable, c’est qu’il s’immisce partout ! Les questions sont scientifiques et techniques (Services Généraux, informatique, production, qualité etc…) éthiques (RH, Gouvernance, politique commerciale, politique de sourcing etc…) et même esthétiques (nouveau code de représentation, nouvelles images, nouveaux story telling…).
Alors comment s’y prendre ?
Une vue d’ensemble est certes un préalable nécessaire mais de même que le diable est dans les détails, c’est par les détails que se construit le changement, pas à pas. Prenons deux exemples, un par crise écologique :
CO2
La chasse aux émissions de Teq CO2 est ouverte, et l’étiquetage environnemental des produits de grande consommation sera un indicateur de plus. Pendant que certains font les courses à la recherche des prix au kilo les plus bas, d’autre le plus bas taux calorique, d’autres de plus en plus nombreux, feront la chasse aux émissions de CO2 les moins élevées.
Des informations carbones sont maintenant sur les produits de la chaîne d'épicerie Tesco en Asie et en Grande-Bretagne. En France, après le groupe Casino, des magasins E.Leclerc expérimentent cet étiquetage pour plus de 20 000 produits. Aux États-Unis, Tesco va le faire cette année sur 5 000 produits et Walmart annonce qu’ils suivront le mouvement.
On apprend ainsi qu’ « un cheeseburger McDonald's rejette 3000 grammes CO2, 25 cl de jus d'orange réfrigéré 360 gr, 25 cl de Coca-Cola dans une bouteille en verre 272 gr, 25 cl de Coca Cola en canette aluminium 129 gr, 25 cl d'eau en bouteille 94 gr » selon maxiscience
Certains critiqueront le focus carbone, au lieu de proposer des indicateurs plus globaux sur l’impact environnemental, mais c’est un choix techniquement plus simple, et correspondant à la priorisation des enjeux environnementaux.
Biodiversité
L’heure n’est plus aux seuls espaces naturels sauvages et à la macro faune symbolique comme les pandas et les baleines, c’est crucial certes, mais totalement insuffisant pour sauver la biodiversité. De plus en plus on se penche sur la micro faune, les plantes les plus discrètes ou même les environnements urbains.
Et les yeux attentifs ont parfois de très heureuses surprises comme la redécouverte de la déesse précieuse, cette libellule verte métallisée à l'abdomen bleu, de 2,5 cm d'envergure, a été redécouverte en France, dans le Jura. On n'avait pas revu la déesse précieuse (nehalennia speciosa), en France depuis 1876.
Autre signe encourageant, même les marques s’y mettent et LU par exemple innove avec la mise en place de pratiques agricoles plus responsables dont l’implantation de bandes fleuries de plantes européennes mellifères est un exemple phare pour favoriser la biodiversité dans les milieux agraires français, milieux où justement la biodiversité subit sont plus fort recul selon l’indicateur STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) du MNHN !
00:34 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : co2, calcul, développement durable, indicateur, psychologie, etat d'esprit, nature, environnement, complexité, méthode, nehalennia speciosa

























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