04 mai 2009

De la pensée négative

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photographie : Olivier Martin Delange

Si je prends en considération les exemples que je connais des meilleurs programmes de développement durable qui soient, systématiquement, le bénéfice économique est positif, le bénéfice social l’est très souvent, l’amélioration des principes de gouvernance également, mais le bilan environnemental : JAMAIS ! Il est juste moins grave que dans un projet sans ambition « développement durable ».
Lorsque je pense à des améliorations positives de l’environnement, comme la restauration végétale des berges, les boisements ou les roselières, il s’agit toujours du retrait des activités humaines au bénéfice de la nature. Quoi ? Nous ne serions pas capable d’entreprendre la moindre activité sans impacts négatifs sur l’environnement ? Pour le volet environnemental du développement durable, sommes-nous condamné à la logique du moindre mal ?

Pour les projets d’aménagement, les améliorations technologiques ou le développement d’activités, il s’agit toujours de limiter l’impact environnemental des activités humaines relativement aux pollutions diverses, les gaz à effet de serre ou l’érosion de la biodiversité, mais jamais il ne s’agit d’apporter une amélioration ou un plus à l’environnement.

Sommes-nous incapable de concevoir notre rapport à l’environnement autrement que dans la négativité et par opposition plutôt que positivement et par intégration ? Je n’ai pas de réponse, je n’ai pas d’exemple, mais ce point me semble essentiel à souligner pour comprendre et repenser notre rapport à l’environnement.

A vos réflexions.

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