12 novembre 2008

Sauve qui peut ! Prévoyantes Maldives…

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photographie : Olivier Martin Delange

Les Maldives sont constituées de 1.192 petites îles coralliennes dans l’océan Indien. Le point le plus élevé des Maldives est à 2,3 m d'altitude et près de 80% des terres de l'archipel sont situées à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer. La sensibilité du pays à la montée du niveau des océans est donc extrême !

Mohamed Anni Nasheed, tout fraichement élu président des Maldives, a précisé dans le Guardian de lundi que son gouvernement allait commencer à épargner une partie des recettes générées par le tourisme en vue du déplacement de la population du pays si celui-ci venait à être englouti.

"On ne veut pas quitter les Maldives, mais on ne veut pas devenir des réfugiés climatiques vivant dans des tentes pendant des dizaines d'années" comme s’est expliqué Mohamed Anni Nasheed.

Il a indiqué avoir déjà abordé le sujet avec plusieurs pays et les a trouvés "réceptifs". L'Inde et le Sri Lanka constituent la première destination, en raison de cultures et de climats comparables avec ceux des Maldives. L'Australie est également une option.

Les micro-états du Pacifique sont également menacés de disparition et ce sont des dizaines de milliers d’humains et des centaines d’autres espèces animales et végétales qui vont perdre leur habitat, et que dire du Bengladesh ? Les oiseaux auront-ils encore du sable sous leurs pattes ? Les millions de bengalis sans le sous seront-ils également accueillis par la surpeuplée Inde voisine ?

Malgré la gravité de ces risques et les menaces qui pèsent sur des cultures et des identités nationales qui disparaitront, je ne vois pas ou très peu de travaux sur les risques pour les écosystèmes liés à cette montée des eaux importante. Comment réagiront les mangroves ? Cruciales pour les espèces marines comme terrestre, pour la protection contre les tsunamis et hauts lieux de biodiversité, les mangroves sont déjà réduites à leur par congrue. Comment réagiraient-elles avec 1, 2, 3 mètres d’eau de plus ? Comment les espèces liées peu ou prou aux plages seront-elles affectées si les eaux atteignent les rochers et ne laissent pas le temps aux bancs de sable de suivre le rythme, si on peu dire ? Ces questions restent en suspens…

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