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19 avril 2008

DD au quotidien

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photographie : Olivier Martin Delange

Ça bouge, beaucoup. Depuis un peu plus d’un an la presse et les politiques se font l’échos de la seule vraie question contemporaine : la crise environnementale.
Parfois avec plus ou moins de bonheur, d’exactitude ou de sincérité, mais progressivement le discours intègre un peu plus de rigueur scientifique d’une part et un peu plus de démocratie participative de l’autre malgré les tendances autoritaires de certaines factions politiques actuellement au pouvoir deci-delà, et les risques de dérives en ce sens incluse par l’écologie.

Ainsi je vous invite par exemple à participer à l’opération l’Observatoire des Papillons des Jardins pour sa troisième édition :

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Le même site propose un mur de pixel sympathique auquel il faut que nous participions nous aussi :
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MAIS, et je vais être grossier : putain de merde qu’est-ce qu’on est loin du compte ! Pas un jour sans que je butte sur une remarque ou un comportement totalement hédoniste et irresponsable de consommateur béat. Quand je fais mes courses, au resto, au boulot… Je suis loin d’être parfais moi aussi, il m’est arrivé de craquer pour une honteuse barquette de framboise venue tout droit d’Espagne, mais je tente de compenser cet écart ensuite et le bilan reste positif. Ne pas avoir de voiture change déjà pas mal la donne, faire un minimum attention aussi.
Pourtant, dans notre resto préféré, la carte propose encore des choses horribles, et lorsque le plat du jour comprend Panga ou Perche du Nil je ne me gêne pas pour faire un scandale au restaurateur (heureusement qu’il m’a à la bonne celui là !). Si j’évite souvent le pire dans les choix de mes convives je n’ai pas réussi à leur éviter le bœuf malgré mes discours sur les impacts CO2 et autres de sa production…
Heureusement les sentinelles se multiplient et certains sont bien plus rigoureux ou véhéments que moi. Faire ses courses avec ma sœur est devenu la terreur du reste de la famille qui n’est pourtant pas insensible aux questions environnementales. Elle censure les produits avant leur introduction dans le caddie et tient tête coûte que coûte… elle est capable de pousser le zèle aux caddies des autres consommateurs sur place.
Je me suis dit que la victoire était possible le jour où une jeune collègue dans mon ancien groupe a explosée face à une responsable d’un autre service qui sortait des toilettes en laissant la lumière allumée. Ce qui m’a épaté n’est pas tant la colère osée de ma jeune collègue mais l’air penaud et coupable de la responsable qui est retournée éteindre la lumière la tête basse !
Si vous voulez vous convertir au développement durable allez faire du shopping avec des amies renseignées sur le sujet, ça peut être un jeu très ludique d’introduire ce critère de choix supplémentaire en flânant de magazin en magazin (tout en retenant que consommé peu est déjà une attitude responsable).

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